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Jacques-Oliver Bosco : un auteur qui a mangé du lion

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Par Marc Emile Baronheid – bscnews.fr / Il ne faut jamais tenter d’entuber un voyou. Plusieurs personnes, dont des auxiliaires de la loi vont l’apprendre à leurs dépens, dans un roman déployé comme les pièces sur un échiquier.

Bosco les manipule avec aisance mais selon ses propres règles, s’autorisant toutes les libertés nécessaires à la fluidité de l’action. Simplement, il garde un coup d’avance sur le lecteur (ou la lectrice, qui sera particulièrement sensible à ce thème-ci). Un aperçu du style : « Quarante-cinq ans, grande, les cheveux châtains et bouffants, elle portait un tailleur jupe avec de vrais bas, comme Lauren Bacall. De même que ses talons faisaient dix centimètres et que ses ongles, ainsi que son rouge à lèvres, étaient écarlates. D’un rouge sang qui manifestait la nature violente et passionnée de cette femme que l’on aurait pu qualifier de fatale ». Malgré l’un ou l’autre accroc – la chute trop libre d’un épisode, une courbe finale un peu rocambolesque – c’est du Bosco dans le texte, le récit survitaminé d’un auteur qui a encore mangé du lion. On défouraille à gogo, sans négliger pour autant ce qui fait l’honneur des hommes. Tous aux abris : Bosco dégoupille. Pin-pon, pin-pon !

« Quand les anges tombent », Jaques-Olivier Bosco, éditions Jigal,19 euros

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