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Sans Valentin : une comédie romantique qui porte un regard décomplexé sur l’homosexualité

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Par Mélina Hoffmann – bscnews.fr/ Il est toujours intéressant de relever les points forts et les points faibles d’une pièce de théâtre, de manière à proposer un avis vraiment complet (et le plus objectif possible dans sa subjectivité !). Sauf que, dans le cas présent, on a beau chercher… il n’y a absolument aucune fausse note à déclarer ! Voilà la belle surprise et le coup de coeur de ce début d’année 2015 ! Vous ne trouverez ici que du talent et de la qualité ! A condition de réserver vos places car les spectateurs semblent s’être très rapidement passés le mot, et on comprend bien pourquoi !

Romain, (presque) trentenaire, peu sûr de lui et grisé d’un célibat qui le poursuit depuis que la seule fille qu’il a aimée l’a quitté, nous raconte sa rencontre avec Valentin, un jeune homme de 20 ans, gay, charmeur, plein de fougue et d’assurance.Le premier possède une galerie, le second peint et rêverait de pouvoir exposer. Vous imaginez donc la suite ! Romain propose au jeune artiste de l’aider et lui permet de s’installer dans sa galerie pour se consacrer à la peinture. Mais très vite, la relation entre les deux hommes va prendre une tournure complètement inattendue qui pourrait bien envoyer valser quelques certitudes… Heureusement, Anthony, peintre au tempérament exubérant et assez caractériel, va aider Romain à comprendre ce qui lui arrive et à faire face à ses contradictions.

C’est une pièce brillante, tant par la qualité du texte qui ne tombe pas dans les clichés habituels, que par le jeu formidablement naturel et plein d’aisance des comédiens, entre lesquels l’alchimie opère. Les dialogues sont rythmés, incisifs, péchus, et le tout est agrémenté d’une BO pop et moderne complètement cohérente avec l’histoire. Beaucoup d’humour, d’amour et de tendresse enrobent cette comédie romantique qui porte un regard complètement décomplexé sur l’homosexualité. Maladroit et un brin naïf, le personnage de Romain est touchant dans sa quête de soi, et nous fait passer du rire aux larmes en un claquement de doigts ! (au sens littéral d’ailleurs, vous le comprendrez en voyant la pièce !)
On savoure chaque minute jusqu’à la dernière sans voir le temps passer, et on se régale de quelques parenthèses absolument hilarantes dont il est préférable de taire le contenu pour garder l’effet de surprise intact. Si en sortant du théâtre vous vous sentez gagnés par une énergie proche de l’euphorie et que vous mourrez d’envie de retourner la voir avec des amis, ne vous inquiétez pas, il semblerait que ce soit une réaction normale !

« En amour on n’a qu’une seule grande histoire et toutes les autres sont des anecdotes. Moi j’avais 25 ans et j’avais déjà vécu la mienne… »

Sans Valentin
De Jocelyn Flipo
Mise en scène : Jocelyn Flipo, Léon Vitale
Avec Mathieu Coniglio, Thomas Jacob, Yohan Genin.

A la Comédie de Paris
Du mardi au samedi à 19h30.
Jusqu’au 11 avril 2015

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