L’école des femmes: une très belle mise en scène de la folie amoureuse

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Par Florence Gopikian Yérémian – bscnews.fr/ Arnolphe a fait élever sa pupille Agnès dans un couvent pour la transformer en une épouse aussi soumise que fidèle. Devenue une belle jeune fille, elle est donc conviée au logis de son tuteur qui souhaite la marier en dépit de son grand âge. L’ayant coupée du monde et de ses vices, Arnolphe croit sa captive honnête et sans instruction: il espère ainsi éviter d’avoir à porter des cornes à l’exemple de tous les maris trompés de France! Mais cela est peine perdue car l’innocente Agnès n’est pas plus sotte que prude, il a suffi que son regard croise celui du fringuant Horace pour que son chaste voile s’envole aussitôt au septième ciel…

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La pièce prend place dans un très beau décor rural aux façades patinées de bois clair. Autour d’un jardin clos, pouvant faire allusion à la symbolique médiévale de la virginité, se déploie la demeure secrète d’Arnolphe, aussi murée qu’une place forte, En arrière-plan, derriere un tulle blanc et délicat transparait un cloître censé évoquer l’enfance recluse et séraphique d’Agnès. Inversement, en avant-scène s’étire la ville et ses ruelles, propices aux plaisirs des sens et à la débauche. C’est en ces lieux de corruption que déambule amoureusement le bel et entreprenant Horace…
Lorsque l’on réfléchit attentivement à la thématique de L’école des femmes, on se rend compte à quel point sa trame peut être scabreuse: par delà l’approche amusante et moraliste qu’en propose Maître Molière, cette « comédie » raconte tout simplement la séquestration d’une belle pucelle par un vieux …

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