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Harry Potter, la baguette de sureau et Rogue amoureux

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Par Julie CadilhacBscnews.fr/ Si les lecteurs passionnés de la série avaient lu les dernières pages le coeur serré d’émotion, le film ne réussit pas complètement le challenge. Pour des raisons pratiques d’abord, donner à des grands ados des airs de trentenaires ne fonctionne qu’à moitié…et puis cette fin, que certains trouvaient déjà mièvre dans le roman, finit de verser dans un happy end bon enfant un peu décevant. Harry est un éternel insatisfait qui s’active sans cesse à trouver des réponses et à réparer les injustices. Le voir souriant et serein, sur le quai de la gare, et définitivement hors-jeu de l’aventure, est peut-être une image désagréable à regarder par….des trentenaires justement. Le cinéma nous a trop habitués aux héros qui sacrifient leur vie privée à la cause publique. Alors égoïstement, on trépigne de le voir sage aux bras de Ginny.

Le reste du film de David Yates est distrayant: le spectateur est naturellement pris dans cette atmosphère sombre où Voldemort règne en maître, les péripéties s’enchaînent, les géants se battent au côté d’araignées géantes, les baguettes magiques offrent de formidables feux d’artifice, Poudlard reste Poudlard...mais il faut reconnaître que ce dernier volet a du mal à embrasser toutes les subtilités des personnages et de l’intrigue telles qu’elles sont décrites par J.K Rowling. L’amour de Rogue pour la mère de Harry, véritable coup de théâtre pour le lecteur qui a suivi durant des centaines de pages l’acharnement du professeur de Poudlard pour Harry, n’est dans le film qu’un prétexte à larmoyer un peu dans la pensine. L’intrusion d’Hermione, Ron et Harry à Gringotts avec le gobelin Gripsec , l’aide apportée à Harry par la mère de Drago Malefoy, manquent de charme parce qu’on y manque de temps. De plus, Voldemort semble presque sympathique tant Potter semble être de taille à le combattre…alors que, non! Celui dont on ne dit pas le nom devrait être montré comme un monstre aussi effrayant que son serpent qui endosse seul le rôle sanglant sérieux dans cette deuxième partie; Ralph Fiennes incarnant certes un Voldemort capricieux aux meurtres arbitraires mais dont le charisme est sérieusement endommagé…

Soit! on dira que c’est un film qui doit s’adapter à des enfants. Certains rétorqueront avec raison que J.K Rowling a écrit tous ses tomes en s’adaptant à l’âge de Harry…or Harry a 18 ans dans Les Reliques de la mort; il s’affronte donc à des terreurs plus violentes. La Warner Bros a certainement choisi de ne pas trop accentuer le côté sombre et angoissant de ce dernier volet…question d’entrées dans la salle…

On ne saura trop dire pour conclure que rien ne vaut les possibilités exaltantes que les livres originaux offrent à l’imagination…

Titre: Harry Potter et les reliques de la mort ( partie 2)

Réalisateur: David Yates

Avec Daniel Radcliffe, Rupert Grint,Emma Watson, Ralph Fiennes,Alan Rickman….

Durée : 2h10.

Année de production: 2011.

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