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Le musée d’histoire de Nantes refuse le contrôle de la Chine sur une exposition consacrée à Gengis Khan

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Le directeur du Musée de Nantes, a expliqué dans un communiqué que le gouvernement de Pékin avait souhaité réécrire le synopsis d’une exposition consacrée à l’empire mongol et à Gengis Khan, de façon à enrichir le récit national chinois.

2021 aurait du être l’année d’une grande exposition du musée d’histoire de Nantes, dédiée à la Gengis Khan et à l’empire mongol. Finalement elle aura lieu en 2024. A l’origine de ce changement de planning, il n’y a pas seulement l’arrêt imposé par la crise sanitaire, mais aussi l’attitude du gouvernement chinois qui aurait souhaité « corriger » l’exposition afin de donner une image différente de son histoire nationale.

Dans un communiqué diffusé le 12 octobre 2020, Bertrand Guillet – directeur du musée de Nantes a expliqué qu’après avoir entendu l’avis « des historiens et des spécialistes » collaborant avec l’institution culturelle,  le musée a « pris la décision de stopper cette production au nom des valeurs humaines, scientifiques et déontologiques que nous défendons dans notre institution« .

Le directeur a expliqué également que « dans un premier temps, ce durcissement a eu pour effet sur notre projet une injonction des autorités centrales chinoises à faire disparaître de l’exposition des éléments de vocabulaire (les mots Gengis Khan, empire et mongol) ». M. Guillet a expliqué aussi qu’à la fin de l’été, « une annonce de modification du contenu de l’exposition accompagnée d’une demande de contrôle de l’ensemble de nos productions (textes, cartographies, catalogue, communication) a été formulée par le gouvernement de Pékin« .

Pour ces raisons, le musée nantais a décidé de continuer le projet de l’exposition sur le Général mongol et sur son empire, mais en se tournant vers des collections américaines et européennes pour repérer les pièces qui seront visibles à Nantes.

L’influence exercée par le gouvernement chinois dans le domaine culturel, n’est pas nouveau. Il y a quelques semaines naissait une polémique autour de la nouvelle version du film Mulan, produit par Disney. L’actrice incarnant la mythique héroïne chinoise, avait affiché ouvertement son soutien à la police de Hong Kong contre les manifestants pro démocratie de l’ex-colonie britannique. Ces derniers avaient dénoncé une relecture de l’histoire de Mulan, influencée par le régime communiste chinois.

( Illustration d’un BD parue aux Editions Petit à Petit)

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