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Le fantasme d’une police «blanche, raciste et violente » n’existe pas en France

par

Tribune de Bruno Pomart – Président fondateur de l’association Raid Aventure Organisation

Plusieurs rassemblements sont annoncées ce week-end encore en France sur le même thème des « violences policières » sans aucune autorisation ni déclaration préalable, faisant échos au rassemblement du mardi 02 juin, organisé en toute illégalité dans le contexte de crise sanitaire qui interdit tout rassemblement de plus de 10 personnes.

La manifestation qui s’est tenue à Paris, soi-disant « contre les violences policières », à la mémoire d’Adama Traoré, jeune homme noir mort en 2016 après une interpellation a fédéré plus de 20 000 personnes !

Outre le risque de contamination par le virus, ce qui me fait m’insurger, c’est le risque de « contamination anti-citoyenne » que révèle cet événement. En effet, les accusations portées contre les forces de l’ordre sont graves, rétrogrades et imprégnées d’un fantasme colonialiste qui n’a aucun lieu d’être !

La première accusation consiste ainsi à faire croire aux jeunes que la police est au service du « dominant Blanc», comme à l’époque coloniale, qu’elle sert un ordre bourgeois qui opprime les populations issues de l’immigration, et qu’à ce titre, tous les policiers sont des racistes ! Or s’il peut exister des actes qualifiables de « racistes » au sein de la police, ils sont le fait d’individus isolés, en aucun cas le fruit d’une systémisation. Prétendre que toute la profession est raciste et/ou violente sur la base des 0,5% de cas, voire moins, où ce caractère est avéré, cela revient à nier les 99,5% restants au cours desquels le respect est de mise !

 

« Prétendre que toute la profession est raciste et/ou violente sur la base des 0,5% de cas, voire moins, où ce caractère est avéré, cela revient à nier les 99,5% restants au cours desquels le respect est de mise ! »

C’est sans doute là l’accusation la plus grave, que cette idée reçue d’une police raciste de façon systémique. Non, l’institution ne rejette pas toute une partie de la population française. Non, le « délit de faciès » n’est pas une généralité, c’est une exception dans un système humain donc forcément imparfait.

Pour répondre à ce point précis, je tiens à souligner que les chiffres avancés pour dénoncer ce « délit » ne sont nullement issus d’une enquête objective, mais de micros-trottoirs, autrement dit de sondages tout ce qu’il y a de plus subjectifs, menés en outre uniquement dans des quartiers « sensibles ».

Statistiquement, la population de ces quartiers est forcément à majorité issue de l’immigration. Et culturellement, les hommes originaires d’Afrique noire ou du Maghreb ont pour habitude de se réunir dehors, au pied des habitations. Dans un quartier où les trafics et les faits de délinquance sont connus, et où le procureur ordonne des contrôles pour occupation de la voie publique, forcément les personnes contrôlées sont à majorité noires et arabes ! Il n’y a aucun délit là-dedans !

 

 

« Les vrais racistes dans cette histoire, ce sont précisément ceux qui veulent renverser le rapport de domination ! Car ce n’est pas l’égalité, ni le respect mutuel qu’ils visent, mais une sorte de revanche sur le passé colonial »

Les vrais racistes dans cette histoire, ce sont précisément ceux qui veulent renverser le rapport de domination ! Car ce n’est pas l’égalité, ni le respect mutuel qu’ils visent, mais une sorte de revanche sur le passé colonial. J’en veux pour preuve la façon dont sont traités les Noirs et les Maghrébins qui ont rejoint les rangs de la police, avec l’exemple criant, lors de cette même manifestation, de ce policier noir sifflé et invectivé par la foule, et même par une « influenceuse » qui possède plus d’un demi-million de followers ! Comment voulez-vous lutter médiatiquement contre ça ?

Cet homme a eu la réaction qu’il fallait : il est resté digne alors qu’on le traitait de « vendu ». Une autre de ses collègues, Linda Kebbab, que je connais bien s’est aussi fait traiter de « beurette à la solde des Blancs ». À quelle époque vit-on pour entendre de telles absurdités ?!

À tous ceux qui croient à ce jargon antisystème qui prend l’Histoire à rebours, je dis : venez voir par vous-mêmes, faites-vous votre propre idée avant de céder aux sirènes de la désinformation ! Vous accusez sur la base de ce que vous ignorez, venez faire connaissance !
Vous verrez combien la police d’aujourd’hui est nourrie de la diversité, culturelle et ethnique !

Le fantasme d’une police « blanche » sur le modèle américain qui, lui, n’a aucun scrupule à séparer les populations par ethnies, n’existe pas en France ! Et les mêmes qui voudraient des statistiques ethniques sont ceux qui crient le plus fort au racisme : on marche sur la tête !

Le lendemain de la manifestation, le Ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a de nouveau insisté sur l’intransigeance des institutions face aux actes de violences policières, et sur l’exemplarité des punitions qui sont infligées aux policiers concernés.

C’est une réalité, mais il fallait aller plus loin !

Notre seule arme contre la pression médiatique actuelle, ce sont les institutions républicaines. Il faut absolument qu’elles retournent sur le terrain, pour faire le travail d’information et d’éducation dont l’État s’est progressivement désengagé depuis des années.

 

« Notre seule arme contre la pression médiatique actuelle, ce sont les institutions républicaines. Il faut absolument qu’elles retournent sur le terrain, pour faire le travail d’information et d’éducation dont l’État s’est progressivement désengagé depuis des années »

Les associations de terrain, dont la mienne, Raid Aventure Organisation, sont prêtes à le seconder dans cette tâche. Le dispositif Prox’, lieu de rencontre entre jeunes et policiers, a prouvé son efficacité. Avec un peu de soutien, nous pourrions le développer encore et l’implanter plus souvent, dans plus de villes différentes. Un tel dispositif multiplié par cent permettrait de lutter correctement contre ces ayatollahs de la « haine du flic » et de donner une image des forces de l’ordre au plus près de la réalité.

S’engager dans la police, quelle que soit notre origine, notre couleur de peau, notre parcours de vie, devrait être perçu par tout un chacun comme un honneur et une profession de foi en notre société et dans les valeurs qu’elle porte, non comme un motif d’insultes et de déversoir d’une violence non-contenue.

 

 

« Le pire, c’est que cette guerre elle-même procède d’une forme de racialisation de la société, nourrie par certains mouvements Antifa et d’extrême-gauche, y compris parfois des élus, qui attisent cette haine pour des raisons de clientélisme politique ! »

Le pire, c’est que cette guerre elle-même procède d’une forme de racialisation de la société, nourrie par certains mouvements Antifa et d’extrême-gauche, y compris parfois des élus, qui attisent cette haine pour des raisons de clientélisme politique !

On le sait, la violence engendre la violence : si des « violences policières » sont parfois commises, posons-nous la question de l’endroit où elle prennent racine ? Ne serait-ce pas dans celle que les policiers reçoivent jour après jour – de leurs missions qui les y confrontent obligatoirement, mais surtout maintenant à travers cette guerre médiatique de parti pris ?

Photo by ev on Unsplash
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