«Rebibbia» : un voyage initiatique au cœur de l’univers carcéral féminin
Dans cette adaptation théâtrale du roman autobiographique de l’écrivaine Goliarda Sapienza – « L’université de Rebibbia » – on découvre, par le prisme de l’héroïne, l’univers carcéral féminin dans la prison de Rebibbia, située à Rome.
L’obscurité laisse peu à peu la place à une lumière colorée qui apparaît par couches successives, au fil de rencontres qui nous livrent des portraits de femmes aussi tragiques, que lumineux, poétiques, émouvants ou drôles, mais surtout vivants.
Ombres et lumières
Tout commence dans le noir le plus total, on se saisit de l’angoisse de l’héroïne, de sa solitude surtout. Elle est seule en scène, avec pour unique compagnie le « non-bruit » terrifiant de la prison. Même lorsque la lumière paraît, celle-ci reste froide et n’éclaire que très …