No Escape : une montée d’adrénaline qui séduira le grand public

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Par Florence Yérémian – bscnews.fr / Jack Dwyer travaille dans une entreprise américaine spécialisée dans le service des eaux. Expatrié en Thaïlande avec sa femme et ses deux petites filles, il se retrouve au beau milieu d’un coup d’Etat: des rebelles s’insurgent contre la mainmise occidentale et sont prêts à tout pour en finir avec l’envahisseur américain. Faisant abstraction de toute loi, ils assassinent frénétiquement les opposants et s’en prennent particulièrement aux étrangers. Face à cette soudaine explosion de violence, Jack doit prendre la fuite avec les siens. Mais où aller lorsque l’on se retrouve à l’autre bout du monde en ne connaissant ni la langue, ni le pays ? …

Ce long métrage de John Erick Dowdle est un véritable thriller. Mettant en scène une famille d’expatriés sous le joug de dissidents assoiffés de sang, il a été tourné tambour battant au coeur de la ville de Chiang Mai, à la frontière de la Birmanie. Grace à une multitude de péripéties et de rebondissements, le réalisateur parvient à nous garder sous tension durant près de deux heures: passant à travers les chars d’assaut, les émeutes et les explosions, ses protagonistes ont pour seul but de rester en vie au sein d’une région et d’un environnement terriblement hostiles. Bien que le scénario soit un peu léger quant aux causes réelles de la rébellion, on se laisse embarquer dans cette course poursuite grâce à l’effervescence de la bande son (signée Marco Beltrami et Buck Sanders) et à l’interprétation des acteurs. Zigzagant entre les balles et les chansons de Kenny Rogers, cette sympathique petite famille s’attire dès le début du film la bienveillance des spectateurs.

Dans le rôle de Jack Dwyer, saluons la prestation d’Owen Wilson. Habitué à un registre plus loufoque (La nuit au Musée, Mon beau père et nous), ce comique américain adopte avec simplicité le profil parfait du bon père : aussi gamin qu’inconscient, son personnage d’anti-héros apparait ici tout à fait crédible. A ses côtés, la comédienne Lake Bell confère une profonde intensité à la figure de son épouse, Annie Dwyer: à la fois mère protectrice et femme battante, elle a certainement du faire preuve d’une endurance aussi physique que psychique tout au long du tournage ! Sous les ailes de ce couple vedette, n’oublions pas l’interprétation fort juste des deux fillettes : Beeze (Claire Geare) et Lucy (Sterling Jerins). Prises dans la tourmente révolutionnaire, ces deux enfants apportent autant de candeur à l’histoire que de soucis à leur entourage: la peur permanente de voir ces innocentes tuées ou enlevées par des soldats sans pitié ne peut, en effet, que garder en alerte tout parent-spectateur.
Afin d’épauler cette tribu traquée, le réalisateur a eu la fine idée de leur offrir un ange-gardien apparaissant sous les traits de Pierce Brosnan. Laissant en coulisses son charme jamesbondien, l’acteur Irlandais incarne avec une pointe d’amusement la figure baroudeuse d’Hammond. Aussi saoul que balafré, ce mercenaire protecteur n’hésite pas à s’encanailler dans les bas fonds thaïlandais sans pour autant oublier son devoir de justice.
Parallèlement à ce beau casting, John Erick Dowdle a impeccablement réussi à retranscrire le climat d’insécurité propre à l’Asie du Sud-Est. Par le biais de sa caméra dynamique, de ses images en cavalcades et de son rythme haletant, il a mis en avant le risque permanent de voir imploser un pays tiers face à la moindre contrariété. En regardant ces insurrections et ce portrait d’indigènes assoiffés de vengeance, il n’est pas exclu que certains futurs expat’ aient soudain envie de différer leur départ…

No Escape? Une montée d’adrénaline qui devrait séduire le grand public !

No escape
Un film de John Erick Dowdle et Drew Dowdle
Owen Wilson, Lake Bell, Pierce Brosnan, Sterling Jerins et Claire Geare
USA – Durée: 1h43
Sortie nationale: le 2 septembre 2015

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