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Rose Betty Klub : une fièvre du Swing envahit Montpellier

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Par Nicolas Vidal – bscnews.fr / Une jeune formation qui assume le côté vintage et pulsatile du Swing avec une aisance démoniaque et une candeur revigorante ! C’est la belle découverte que nous avons fait pour vous ce mois-ci avec le Rose Betty Klub qui enflamme les scènes montpelliéraines ( et au-delà ! ) depuis 2011. Mais 2015 est l’année de leur premier album «Good». Il était donc le moment que le BSC NEWS s’y intéresse. Réjouissant !

Pourquoi d’abord ce choix dans le nom de votre groupe ?
Le personnage de Rose Betty est venu dès le départ, cette fille un peu pin-up, avec de la gouaille, comme dans les revues ou les comédies musicales de l’époque.
Venant du théâtre, je ne pouvais m’empêcher d’inventer des personnages et de donner des noms aux musiciens. Cela me faisait rire de leur réinventer ainsi une vie, tout comme les musiciens de l’époque pouvaient avoir des noms de scène ou des surnoms : «Duke» Ellington, «Lady Day», Nat «King» Cole. C’est naturellement que j’ai nommé notre petit ensemble «Klub», comme à l’époque des Hot Clubs, et comme je créais ce Klub, il s’est appelé Rose Betty Klub.
Le K du Klub est un clin d’œil à ma compagnie de théâtre qui s’appelle Klub Klamauk, dont la ligne artistique est le théâtre musical live.

D’où vous vient cette attirance pour la musique des années 20-50 ?
On peut se poser la question de nos jours de savoir pourquoi on aime cette musique, mais c’est parce que le jazz, le swing sont avant tout de la très bonne musique !
Et c’est une musique de jeunes ! Les musiciens qui la jouaient n’avaient bien souvent qu’une vingtaine d’années, et remplissaient les clubs et les ball-rooms, les boîtes de nuit de l’époque. C’est une musique extrêmement populaire qui faisait et qui fait encore swinguer les gens ! Par ailleurs, j’ai toujours été fan des vieilles comédies musicales de Broadway. Chanter, danser, jouer, c’est ce que j’aime dans la vie, depuis toute petite.

Quand a vu le jour le Rose Betty Klub ? Car vous avez commencé dans une forme trio. Qu’est ce qui vous a poussé à passer au quartet puis en quintet en si peu de temps ?
Rose Betty Klub a commencé réellement en 2012 en quartet. Nous avons été un duo pendant que nous montions le répertoire et un trio pour un premier concert, mais ces formules n’ont été que des étapes à la création du groupe, ce n’était pas le Rose Betty Klub à proprement parler.
Le Rose Betty Klub a donc été un quartet pendant sa première année d’existence, nous cherchions notre son et nous affinions notre répertoire.
Parfois, nous utilisions une caisse claire et un charley, notre pianiste étant aussi batteur, nous avions des morceaux avec piano et guitare, d’autres sans le piano ou la guitare quand les garçons se mettaient derrière la caisse claire. Le son changeait et ça nous amusait.
Bien entendu la présence d’un batteur est vite devenue une nécessité, et nous sommes devenu quintet en 2013, le Rose Betty Klub dans sa forme aboutie.

Est-ce que le Rose Betty Klub revendique un Jazz Swing Style Pin UP car tout semble l’indiquer lorsqu’on se plonge dans votre univers ?
Oui le jazz swing années 50 c’est le style Rose Betty Klub. J’aime ces années pin up, marquées par une vague de renouveau et de rock n’roll. C’est l’apparition d’une jeunesse débridée, c’est Elvis qui fait envoler les jupes des filles, les jeunes qui crient et qui se lâchent comme jamais !
J’aime incarner Rose Betty, voir les sourires des gens qui aiment cet univers décalé, être super classe et raconter des bêtises, pouvoir parler aux gens librement. Je suis en improvisation constante et c’est très plaisant.

Votre notoriété s’étend peu à peu et de fort belle manière. A quoi attribuez vous votre succès aux commandes d’une formation qui propose une style musical qui pour notre époque pourrait apparaître comme vintage ?
Le Rose Betty Klub se situe entre le jazz, le swing, et le rock n’roll. C’est dans les années 50 que la guitare amplifiée explose, c’est l’apparition du rock n’roll.
C’est cette énergie que le Rose Betty Klub distille, l’énergie du rock n’roll, cette énergie qui prend au corps. Voilà pourquoi le public aime, les gens en ont besoin, les gens se défoulent.
Et puis le public n’est pas dupe, même si les radios continuent d’abreuver les foules avec de la soupe, les gens savent reconnaître la bonne musique comme ce jazz vintage.

Vous venez de sortir « Good » votre nouvel album. Quelle saveur a-t-il ? Celle de la maturité ? Du plaisir renouvelé ? Ou les deux ?
Nous sommes très contents d’avoir enfin sorti notre album, ça a été beaucoup de travail. Avec «Good» nous avons vraiment trouvé le son Rose Betty Klub, avec les arrangements bien jazz, teintés de rock n’roll, grâce au duo piano / guitare. C’est pour nous le premier vrai album du Rose Betty Klub.

On a pu lire çà et là qu’une fièvre du swing serait en train d’envahir Montpellier avec la naissance de plusieurs formations qui le pratiquent. Quel est votre avis à ce sujet ?
Montpellier est la ville du swing, tout le monde joue, tout le monde danse ! Nous sommes une grande famille de musiciens, nous nous connaissons tous et passons beaucoup de temps ensemble pour jouer ou faire des jams. C’est très agréable et stimulant.

Quel avenir voyez-vous pour le Jazz Swing dans les mois à venir ? Pensez-vous que cela puisse revenir à la mode ?
Je pense que cette musique a un bel avenir. C’est vrai que c’est très à la mode. Le phénomène s’étend aussi beaucoup à la danse, les gens adorent se retrouver pour danser. Je trouve que c’est très chouette, cela recrée des liens.

Après la sortie de cet album, quel est votre espoir le plus fou pour 2015 ?
Nous espérons jouer de plus en plus, voyager avec cette musique, et propager de la bonne humeur et de l’énergie un peu partout !

Rose Betty Klub
GOOD
Premier album sorti en mars 2015
Sutdio Reynald Evrard

Avec Marie Nosmas ( Rose Betty), Jon Da Costa Ferreira ( Jony Mustang), Kenny Wild ( Karl Moussavou), Naîma Girou ( Brigitte Parker), Gabriel Rigaud ( Joe Valentine )…

Le site officiel de Rose Betty Klub

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