Quand vient la nuit : l’admirable Tom Hardy dans un conte urbain noir dérangeant

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Par Candice Nicolas – bscnews.fr/ Dans un quartier un peu glauque de Brooklyn où la mafia tchétchène fait la loi, Cousin Marv (James Gandolfini) tient un bar qui ne lui appartient plus et qui fait office de ‘drop bar’ à l’occasion, un bar-dépôt utilisé pour le blanchiment d’argent. Bob Saginowski (Tom Hardy) son barman, est solitaire, étrange, tantôt simplet tantôt effrayant. Il rencontre Nadia (Naomi Rapace) alors qu’il vient à la rescousse de Rocco, un bébé pitbull bien amoché. Ses nouveaux « amis » lui feront malgré eux croiser la route du petit truand Eric Deeds (Matthias Schoenaerts), propriétaire du chiot et ex petit-ami de la demoiselle. Un soir, leur bar se fait braquer par deux jeunes amateurs, et c’est le début des ennuis pour Marv et Bob, impassible en toutes circonstances.

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Dennis Lehane, auteur de Shutter Island et de Mystic River, nous offre de nouveau une trame de conte urbain noir sur fond de tableau psychologique avec Quand vient la nuit. Dans les bas-fonds de New York, on rencontre des crapules et des paumés, on cherche à s’en sortir ou à se faire beaucoup d’argent. Les frontières entre le bien et le mal sont plutôt floues et Mickael R. Roskam, le réalisateur belge auquel on doit Bullhead, nous le prouve dans ce thriller psychologique des plus dérangeants. Lancinant, obscur, le film se déroule lentement autour de personnages atypiques et pourtant communs : un flic catholique, un ex-taulard psychopathe, un barman taciturne et une suicidaire repentie. L’ensemble des acteurs donne toute sa crédibilité à cette tranche de vie qui tourne mal, mais c’est surtout le personnage central de Bob qui se détache, admirablement campé par le britannique Tom Hardy, dont le jeu très perturbant est impeccable.

Quand vient la nuit (Mickael R. Roskam, 2014)
Avec : Tom Hardy, Naomi Rapace, James Gandolfini, Matthias Schoenaerts

Sortie dans les salles en France : le 12 novembre 2014

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