Edward Albee : L’homme est un animal comme les autres

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Par Julie Cadilhac –bscnews.fr/ Crédit-photo: Marc Ginot/ Un couple, Peter et Ann, en crise. Une crise sournoise pour ces bourgeois intellectuels car les masques ne tombent ( presque) pas, les blessures sont encaissées et les incompréhensions restent tacites parce que l’incommunicabilité règne. Ce n’est pas parce que l’on parle en effet qu’on conçoit un échange fructueux. Ce qui brise Peter et Ann, ce sont leurs différences intrinsèques, immuables et contre lesquelles il est vain de combattre. Aussi ils sont des modèles d’adaptation, des « résignés souriants ». Leur dialogue résonne avec un mélange terrible de gravité et de légéreté : car la raison les amène toujours à repousser leurs réactions instinctives, les ramène dans un droit chemin où ils s’embourbent – mais la tête haute. Dans un parc, Peter croise Jerry qui erre… en quête d’un vrai dialogue peut-être mais, comment savoir?

Deux tableaux sont présentés aux spectateurs, La Maison puis le Zoo, dans lesquels les fissures sont tout à la fois force et faiblesse. Force parce qu’elles magnifient l’être et sa pensée : l’écorché devient poétique, hâbleur, maître d’une matière de douleurs et de frustrations qui se métamorphose en une prose romanesque, grouillante de vie et d’émotions exacerbées. Faiblesse parce qu’elles sont le reflet …

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