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Dider van Cauwelaert : l’éducation d’une fée

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Par Mélina Hoffmann – BSCNEWS.FR / « Elle me regarde durement, immobile, refoulant la tentation, le soulagement. Des larmes viennent dans ses yeux. Elle est à bout de nerfs, de fatigue, de chagrin. Il faudra des mois de patience et de gentillesse pour qu’elle redevienne la femme radieuse, légère et drôle que je devine sous le poids des circonstances. »
Cela aurait pu être une rencontre banale, fugace, celle d’individus empruntant un même avion mais volant vers des destins différents. Ils auraient pu ne faire que se croiser, lui, inventeur de jouets pour enfants, elle, qui vient de perdre son mari à la guerre, et son petit garçon.
Mais ce jour-là, ce vendredi matin précisément, dans un bus d’Air France, lorsque Nicolas rencontre Ingrid et Raoul, la magie opère. « Elle était le rêve de femme que je poursuivais de brouillon en brouillon. »
Nicolas tombe complètement sous le charme de cette femme troublante et désabusée, de sa douceur, de ce chagrin qu’elle semble porter à bout de bras, et de ce petit garçon de 8 ans, si attachant, qui en quelques minutes voit déjà en lui un père de substitution.
A ce coup de foudre succède un mariage, trois mois plus tard. Ils s’aiment avec l’impatience et l’ivresse de deux enfants étourdis par la passion. Jusqu’au jour où, d’une manière aussi brutale qu’inattendue, Ingrid décide de mettre un terme à leurs quatre années de relation. Non pas parce qu’elle n’aime plus Nicolas, bien au contraire, parce qu’elle l’aime, dit-elle, et refuse l’idée que cet amour puisse s’éteindre.
« Je ne veux pas voir dans ton regard autre chose que… nous. C’a été trop beau, Nicolas. Trop fort. Je préfère qu’on arrête d’un coup, avant de gâcher le désir, que tu te forces ou que tu fermes les yeux pour penser à une autre… »
Plongé dans l’incompréhension la plus totale, Nicolas trouve soutien et réconfort auprès de César, une jeune immigrée irakienne, caissière au supermarché dans lequel il a l’habitude de faire ses courses. Mais c’est Raoul qu’il tente avant tout de préserver de ces désillusions d’adultes, l’encourageant à croire en un monde enchanté dans lequel les fées peuvent réaliser nos voeux. Le petit garçon n’a alors plus qu’une chose en tête : trouver la fée qui réunira ses deux parents. Et s’il suffisait d’y croire très fort ?

On lit ce roman de Dider van Cauwelaert comme on dégusterait un chocolat chaud fumant au coin du feu par une soirée d’hiver glaciale ! Ou (pour ceux qui n’aimeraient ni le chocolat chaud ni les feux de cheminée !), comme on se blottirait sous la couette avec notre bouquin préféré par un dimanche matin pluvieux ! Croyez-moi, ce conte de fées moderne pour adultes mérite bien ces deux métaphores car tout y est pour nous réchauffer, nous réconforter, nous redonner espoir : une plume d’une grande sensibilité, des personnages touchants et authentiques, de belles histoires d’amour, beaucoup de tendresse, de la magie et de la poésie.
Un roman pour rêver un peu, comme une parenthèse de douceur dans un monde brutal, qui ravira tous ceux qui n’ont pas perdu leur âme d’enfant.

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