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Des Américains sans grade dans Parc Avenue

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Par Nicolas Bodou – PUTSCH.MEDIA / Lorsqu’on croise un type dans la rue portant une barbe de Jésus, un vieux short déchiré et une canette de bière au goût indescriptible, on pourrait se dire, mon dieu, pauvre diable perdu dans un monde qui le rejette ! Oui, on pourrait se le dire.
Mais ce serait certainement avant d’avoir lu « Parc Avenue » et ses neuf nouvelles relatant les histoires de ces américains, ces sans grades misérables et leurs histoires minables, où les émotions du lecteur alternent entre dégoût et hilarité.
Car c’est avec un style bien particulier que Jerry Wilson nous entraîne dans « les aventures » de Dick Swiveller, parc ranger de son état, et de ses «acolytes » dont Weatherby ou encore Joe la seringue !
Une galerie de personnages haute en couleurs, égarés dans la vie et magouillant leur salut dans quelques situations improbables, voire carrément loufoques.
Des histoires pleines d’alcool, de coups foireux et même de « nana noix de coco » !
L’état de délabrement social des ces individus est décrit avec un humour déconcertant qui laisse échapper de vrais petits moments de poésie, car Jerry Wilson pose, outre une bonne dose d’humour, un regard tendre sur ces oubliés.
Ces affamés du trottoir, ces abîmés du système sont traités avec le regard le plus humain qui soit sans doute, l’humour, qui transforme cette misère en étape romantique vers la fin d’un rêve américain.

Parc Avenue de Jerry Wilson
Traduit de l’anglais par Luc Baranger.
Zanzibar éditions.
126 pages.
14 euros.

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