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Coronavirus : en Italie, une crise fruit de l’idéologie anti-droite ?

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Plus de 55.000 personnes, dans l’une des zones les plus peuplées du pays sont actuellement confinées. Des supermarchés ont été pris d’assaut et le carnaval de Venise a été écourté. Putsch montre comment les citoyens sont livrés à eux mêmes et s’auto-organisent pour faire face à cette crise sanitaire majeure pour laquelle l’Italie est le pays le plus touché en Europe.

En Italie, le nombre de cas déclarés de coronavirus ne cesse d’augmenter. Quatre personnes âgées ou atteintes d’autres pathologies, sont décédées à cette heure. La propagation semble être impossible à arrêter.

Mais comment a-t-on pu en arriver là ? En janvier, suite aux premières annonces de Pékin à propos du virus, l’Italie avait décidé un blocus de vols à destination et provenance de Chine. Puis, comme l’avait écrit Putsch, le gouvernement chinois avait protesté et l’Italie avait changé d’attitude. Par crainte de stigmatiser les citoyens chinois et asiatiques, résident de l’autre côté des Alpes, les autorités italiennes ont proposé des quarantaines « volontaires ». Les personnes qui revenaient des zones touchées par le virus, étaient priées de s’auto-isoler si elles présentaient des symptômes. Autant dire que personne n’a joué le jeu.
Les forces politiques soutenant le gouvernement italien (le Mouvement 5 Etoiles, ainsi que les formations de gauche du Parti Démocrate, Liberi e Uguali et Italia Viva) ont crié au « fascisme » quand Matteo Salvini et d’autres représentants de l’opposition, demandaient des mesures de contrôle et de confinement. La ministre des infrastructures Paola de Micheli, a traité le leader de la Ligue de « chacal », suite aux condoléances que ce dernier avait présenté aux familles des personnes décédés à cause du coronavirus.

Pour se démarquer, certains responsables politiques locaux ont adopté des mesures singulières. Par exemple, le président de la région Toscane n’a pas prévu une mesure de quarantaine obligatoire pour plus de 2000 personnes rentrées de Chine après les festivités du nouvel an chinois.  Comme l’écrivait le 18 février le quotidien régional La Nazione, l’adjointe à la santé de la région Toscane, Stefania Seccardi, a déclaré que « la quarantaine est une interprétation fantaisiste. Les personnes arrivent en Toscane après avoir été ailleurs » ( via des escales, ndlr) ». La représentante politique répondait ainsi aux déclarations du virologue Roberto Burioni qui, depuis des semaines, invitait à prendre des mesures de confinement.
Dimanche 23 février, le Président du Conseil des Ministres italien, Giuseppe Conte, a fait le tour des chaines italiennes pour rassurer, tardivement, la population. En répondant à la présentatrice de l’émission In Mezz’ora de la troisième chaîne publique Rai 3, M. Conte a avoué candidement avoir été « surpris par l’augmentation du nombre des contaminés ». De quoi ne pas rassurer ses concitoyens.

Pendant ces temps, le virus continue sa propagation et, dans l’attente que les mesures adoptées par les autorités deviennent complétement opérationnelles, les citoyens s’organisent comme ils le peuvent pour faire face à la crise. Par exemple à Zogno, une commune située dans la province de Bergame, un restaurant a publié sur sa page Facebook une alerte destinée aux personnes ayant participé au dîner de la Saint-Valentin, le 14 février dernier (ci-dessous).  Parmi les clients présents dans le restaurant ce soir-là il y avait une personne qui a été testée positive au virus. Le restaurant a donc invité les autres convives à contacter les autorités sanitaires. Cela dans le but d’informer, prévenir et éviter la panique.

De plus, pendant plusieurs jours, les autorités italiennes n’ont pas expliqué aux citoyens qu’il fallait éviter de se rendre aux urgences, si on présentait le symptômes du coronavirus. Cela n’a fait qu’augmenter la diffusion de la maladie.

Comme le rappelle le quotidien italien Corriere della Sera, dans la matinée de lundi Vito Bardi, le président de la Basilicate – la région italienne située entre les Pouilles et la Calabre – a disposé des mesures de quarantaine pour les personnes en provenance de Lombardie, Vénétie et les autres zones « rouges ». Une ordonnance similaire a été émise par Donato Toma, le président de la région italienne du Molise. Dorénavant, toute personne venant des zones concernées par le coronavirus, devront « communiquer leur présence » aux autorités sanitaires locales. Dimanche, les maires des communes de l’ile d’Ischia avaient interdit l’accès à leurs territoires aux lombardes et originaires de la Vénétie.

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