(Vidéo) Les syndicats policiers très mécontents : black-out en vue?

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Putsch a suivi la manifestation des policiers qui a eu lieu ce 11 décembre à quelques mètres du siège du CESE à Paris. Nous avons rencontré plusieurs leaders syndicaux (UNSA Police, Unité SGP Police, Alliance Police Nationale, FO) et nous avons recueilli leurs réactions après le discours du Premier ministre.

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Thomas Toussaint (UNSA Police)
« Le premier ministre n’a apporté aucune nouveauté par rapport à ce qui avait déjà été dit. On a reparlé de l’ « exclusion » des fonctionnaires qui ne seraient pas sur le terrain. Cela sous-entend que les collègues qui travaillent dans le bureaux font des choses moins exposés ».[…] « Mais actuellement la bonification se fait sur le plan statutaire et pas opérationnel. Par rapport à ce qui s’est passé ces derniers temps le policiers sont policiers H24 et il peut être atteint aussi dans sa vie privée. Là il n’y a aucune différentiation entre ceux qui travaillent dans les bureaux ou qui sont sur le terrain… »

Loïc Travers (Alliance Police Nationale)
« Il n’y a eu strictement aucune annonce de nature à rassurer les policiers » […] « Les policiers attendent deux choses : premièrement le maintien de leur statut spécial au regard de la dangerosité de leur métier et notamment du risque létal. Plusieurs policiers sont décédés récemment, en service et hors service, notamment dans le cas des attentat de Magnanville. La deuxième chose c’est que le gouvernement veut scinder certaines missions. Il y aurait, apriori, des missions qui seraient considérées à risque et d’autres non. On ne veut pas entendre parler de ça car la mission des policiers est réversible. Nous souhaitons être soudés de ce point de vue-là. Car, un jour, vous pouvez être dans un bureau et le lendemain face aux Gilets Jaunes, ou à un terroriste.  »

Avant de l’intervention du premier ministre, nous avions rencontré deux autres représentants syndicaux parisiens de SGP Police : Rocco Contento et Josias Claude.

Rocco Contento (Unité SGP Police)
« Nous nous battons, depuis plusieurs semaines pour notre statut spécial au regard de notre retraite et de la dangerosité de notre métier » […] « Un policier, au bout de 35 ans de police est fatigué. C’est un métier dangereux et pénible » […] « depuis plusieurs jours les collègues ne font plus des interventions de police secours ni de timbres amende ». […] « En dessous des matricules il y a des êtres humains qui ont des vies de famille » […]

Josias Claude (Unité SGP Police)
« Les retraites des policiers sont largement en danger avec le projet du gouvernement. Nous n’avons pas un métier comme les autres. Nous sommes exposés, à longueur d’années et nos familles aussi. Depuis 2015 la Police Nationale souffre, nous avons un manque d’effectif qui est criant et que nous dénonçons régulièrement à travers les médias »[…] « Nous avons des collègues qui sont obligés de dormir dans leur commissariat parce que ils n’ont même pas le temps de rentrer chez eux entre deux services« . […]

 


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