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Le rugby français, c’était mieux avant ?

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Actuellement en situation délicate, le rugby cherche dans son âge d’or des raisons d’espérer des lendemains qui chantent.

Ancien du BEC (Bordeaux Etudiants Club) et sujet de Sa Gracieuse Majesté, David Beresford raconte l’éblouissante génération des années 80, à travers une galerie de 33 portraits. La couverture donne le ton, avec Casque d’or en figure de proue. Portraits, palmarès, entretiens avec les joueurs ou des proches, souvenirs, anecdotes et, par-dessus tout, un sentiment de fraternité comme peu d’aventures humaines en véhiculent. Les surnoms, savoureux, ne sont jamais gratuits. Didier Cordoniou, alias « le Petit Mozart », avait l’art de toujours éviter les contacts. Cultive-t-il encore ce don en politique ? Armand Vaquerin – « le Grand » – a remporté dix fois le Bouclier de Brennus. Face à Daniel Dubroca, « la Pintade », on avait l’impression d’affronter un vérin hydraulique. Serge « Pelé » Blanco, né à Caracas, fut le premier international français à souhaiter ne pas revenir jouer contre l’Afrique du Sud tant que l’apartheid ne serait pas aboli.

Epicurien et donc francophile, l’auteur évoque successivement la lignée basque, le bloc gascon, la section montagnarde, la mêlée méditerranéenne, l’ouverture parisienne et les inoubliables, disparus prématurément. Le dieu de l’ovalie y reconnaîtra les siens.
Un album emballant, un essai brillamment transformé, conclu par ce bémol : le professionnalisme a tué la troisième mi-temps.

« Frères d’armes – l’âge d’or du rugby français », David Beresford, éditions Hugo Sports ; traduit de l’anglais (GB) par Olivier Villepreux ; portraits photographiques par Pierre Carton, 255 pages. 29,95 €
Hugo Sport propose aussi « Histoires secrètes des Bleus à la Coupe du Monde de Rugby », par Marc Duzan

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