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Dominique Noguez : neuf (pro)positions pour faire l’humour

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Par Marc Emile Baronheid – Joyeusement vôtre. Peut-être fallait-il lire McNeil après Dominique Noguez, docteur ès Humour noir, dont le dernier opus, un florilège de textes parus en revues, met en joie ou en admiration.

Rien que l’éloge de François-Marie Banier mérite le tableau d’honneur, Noguez y prêtant à cet ex- jeune faune d’Aragon, qui urinait dans les hortensias de sa bienfaitrice Liliane Bettencourt, d’éclatantes vertus de sigisbée et des facultés de saillies salées. En arbitre des inélégances, Dominique le bien prénommé charge les sapeurs du français, passe outre l’encens, le soufre et le sperme chez Montherlant, pour saluer « un styliste éblouissant, aigu, moderne. Un écrivain, tout simplement, un de nos plus grands », démontre comment ne pas enseigner la littérature, établit le cadastre de la république du 6e arrondissement parisien, dépose neuf (pro)positions pour faire l’humour. On gardera pour la bonne bouche le Trésor de la sagesse antique. A l’attaque brutale et primaire, cet observateur passionné de la vie littéraire préfère le plaisir de la feinte et la jubilation intérieure de la touche. Ce vademecum délicat est une réponse narquoise à la question comment peut-on être perçant ? Il n’est bon Usbek que de Paris.

«Causes joyeuses ou désespérées» , Dominique Noguez, Albin Michel, 15 euros

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