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Woodentrees : un léger goût d’electro sorti tout droit d’un chalet norvégien

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Par Nicolas Vidal – bscnews.fr / Woodentrees a le don d’insuffler à chacun de ses morceaux une saveur mélodique particulière oscillant entre le folk, la pop, laissant toujours traîner un léger goût d’électro. For Emma est un groupe qui a un vécu, une histoire et un passé à l’image de Mari et de Benjamin, les leaders de cette formation qui ont eu récemment l’idée (alors qu’ils étaient reclus dans un chalet dans les forêts en Norvège pour l’enregistrement de l’album) de se donner un impulsion nouvelle en changeant de nom en 2015 (Woodentrees) avec la sortie d’ un nouvel album dans la foulée. Mais pour l’heure, ils ont posé les guitares et les micros, et se sont assis pour nous parler de Convivial is Paradise.

Quelle est la genèse de For Emma ?
For Emma (qui est devenu Woodentrees cette année ) s’est formé en 2009, quand Ben et moi nous sommes venus nous installer à Montpellier. Nous avions eu un groupe à Paris, Ben Born, et en partant c’etait évident de continuer de faire de la musique ensemble. Rapidement, nous avons fait le rencontre de Sebastien Daillet, et en tant que trio nous avons commencé ce projet ensemble, enregistrer des chansons, faire des « home shows » pour les copains à la maison, et une premiere vrai scène fut Victoire 2 en première partie de Koacha en avril 2010. Par la suite, Aro Riva nous a rejoints avec le piano et des claviers, permettant à Seb de prendre la batterie, et de ne plus utiliser l’ordinateur sur scène. Mari a arreté le piano pour jouer de la guitare. Pendant un bon moment nous avons joué tous les quatre, avant que Walter Decastro rejoigne le groupe en tant que bassiste.

Mari, parlez nous de vos racines et de l’importance quelles ont dans votre musique ?
J’ai beaucoup écouté de la musique depuis que je suis toute petite. La musique est très présente dans ma famille, on a tous appris de jouer un instrument, la musique fait partie des événements familiaux – il y a toujours une guitare pas loin. Mes parents ont écouté des musiciens folks norvegiens et j’ai beacoup entendu the Beatles étante petite. Des groupes ou des artistes que j’ai écouté beacoup et qui ont peut etre influencé la musique que je fais aujourd’hui, sont par exemple Belle and Sebastien, Suzanne Vega, Aimee Mann, Teenage Fanclub, Josh Rouse, Jenny Lewis et plus récemment Cat Power, Nada Surf, Bon Iver, Ben Kweller. C’est un mélange de rock, pop et folk.

On lit que vous êtes un groupe folk-Rock. Etes-vous d’accord avec cette définition musicale de votre projet ?
La dénomination rock est un peu usurpée nous concernant, je dirais plus pop Folk avec parfois des envolées athmosphériques .

Un port d’attache Montpellier après avoir quitté Paris. Pourquoi et comment ?
Nous devions signer avec un label indépendant parisien, mais cela ne s’est pas fait finalement, du coup nous avons voulu changer d’air et le groupe s’est décomposé. Nous hésitions entre la Norvège et le Sud-Ouest dans les landes, mais finalement le Sud Est était le compromis très réussi. Ben y avait déjà vécu et nous avions pas mal d’amis là bas et surtout le soleil qui nous attendait.

Mari, quelle est votre histoire avec la guitare ?
J’ai appris d’abord de jouer le piano avant d’apprendre par moi-même avec un livre d’un musicien folk norvégien de jouer la guitare – juste assez pour pouvoir reprendre mes chansons préférées. Les chanteuses folk à guitare, comme Suzanne Vega, Tracy Chapman, Jewel m’ont inspiré, et j’ai appris leur chansons à la guitare. Les musiques que j’affectionnent sont celles basées sur de belles mélodies. C’est grâce à la guitare que j’ai commencé à écrire des chansons que je notais dans un petit cahier, et en rencontrant Ben j’ai enregistré mes chansons pour la premiere fois, il y plus que 10 ans.

Pouvez-vous nous expliquer le nom de votre groupe ? Est-il en rapport avec Bon Iver ?
Le nom For Emma était la solution de secours que nous avons trouvé avant notre permier vrai concert, à Victoire 2, et c’est effectivement de la chanson (et l’album) de Bon Iver que nous (mais surtout Mari) avons beacoup écouté. Mais cet automne nous avons participé à un crowdfunding pour partir faire 3 clips en Norvège, et nous avons passé pas mal de temps dans un chalet en bois dans la forêt en Norvège. On s’est dit que c’était le moment pour trouver un nom qui n’est associé à personne d’autres que nous. Et inspiré par les forêts qui nous ont entourées. Ainsi, nous avons barré toutes les idées de la liste sauf Woodentrees. Donc nos clips sortiront sous ce nom, et l’album de Woodentrees sortira en 2015.

Benjamin, qu’est ce qui , d’après vous, donne cette alchimie délicate entre un côté folk très assumé et des reflets plus électro sur certains morceaux ? Pour ma part j’ai joué pendant quelques années avec le groupe Babamars, c’etait Electro-Pop du coup l’influence electro reste ancré, les parties de clavier moogs de rentals et weezer sont toujours sympa à écouter. Quand For Emma a commencé, au début nous utilisions l’ordinateur et les claviers sur scène, puisque nous étions que 3, et du coup Arno Riva a continué à donner ce côté electro quand il a rejoint le groupe avec ses claviers.

Si vous deviez définir votre dernier album « Convivial is paradise » en seulement 2 mots, que diriez-vous ?
Less is more, ou low is loud.

Mari et Ben, comment vous travaillez-vous ensemble les chansons ? Chacun de son côté ou en commun ?
Mari : Je compose les chansons à la guitare (ou au piano) et je les partage ensuite avec Ben quand je suis satisfaite du songwriting. En général j’écris les paroles en même temps. Ensuite, nous retravaillons la structure et nous orientons les arrangements avec quelques modifications mélodiques .
Autre cas de figure, lorsque Ben se lance sur une musique sans mélodie chant, alors il me la soumet pour que j’y pose la melodie puis les textes. Ou il arrive aussi que Ben propose des chansons en chantonnant un air et c’est moi qui écrit les paroles que cela m’inspire. Les thèmes abordés sont parfois discutés mais le plus souvent, ils me sont inspirés.

Quels sont les grands thèmes que vous affectionnez pour vos chansons ?
Les petits ou les grands problèmes de la vie, la perte d’un être cher ou le fait d’être perdue, mais toujours avec un brin d’espoir. L’inspiration est toujours plus intense quand les choses ne vont pas forcément comme on le souhaite.

Si vous deviez choisir une chanson de votre dernier album qui vous correspond parfaitement, quelle serait-elle et pourquoi ?

Ben : Je pense que Waterfall est le morceaux qui résume bien l’album, car la mélodie, l’émotion et l’intention que nous voulions donner à cette chanson et la parfaite adéquation de ce que nous voulions exprimer dans nos chansons.

Mari : Oui, j’ai écrit et composé Waterfall, La mélodie est simple et elle m’est venu spontanément, tout c’est mis en place comme si çela m’avait été dicté. Pour le texte, le thème de la séparation me paraissait lui aussi évident car le morceau est emprunt de nostalgie. J’ai imaginé quelqu’un épris de regrets après avoir éloigné quelqu’un qui lui était cher, en ajoutant un côté tragique car il est maintenant trop tard pour changer les choses.
Nous avons justement « clipé » ce morceau (parmis 3 autres) en Norvège ou l’atmosphère automnale, les premières neiges et l’ambiance collait parfaitement à ce titre.

Où pourra-t-on vous voir sur scène dans les semaines à venir ?
Pour l’instant on n’a pas de date prévue, mais nous jouerons sur Montpellier au début 2015. Pour avoir des informations, « likez » notre toute nouvelle page Facebook

Convivial is Paradise
For Emma

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