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Des dangers d’une croisière en Antarctique

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Par Julie Cadilhac – bscnews.fr/ Bernadette Fox vit à Seattle avec Elgin Branch dans une demeure aux allures excentriques et à la salubrité approximative.

Leur fille, Bee, est un petit génie au cœur d’or. Bernadette n’est pas très sociable et a du mal à supporter la mentalité des autochtones qui l’entourent; elle surnomme d’ailleurs  » les bestioles » les mères d’élèves de l’école de sa fille et s’en méfie comme de la peste. Supportant de moins en moins d’entrer en contact avec d’autres que ses proches, elle a d’ailleurs décidé de profiter des services d’Internet et c’est une certaine Manjula Kapoor, basée en Inde, qui exécute toutes ses demandes: du rendez-vous pris chez le dentiste à l’achat de vêtements chauds pour une expédition en Antarctique… Bee a, en effet, demandé comme récompense à ses excellents résultats une croisière en famille au Pôle Sud: le début du cauchemar pour Bernadette et la raison suffisante pour sa disparition? Nous n’en dirons pas plus pour ne pas gâcher la saveur délirante de ce roman.
Maria Semple a choisi de raconter cette histoire selon le point de vue de Bee; le livre s’avère la restitution des divers documents que compilent l’adolescente pour donner au lecteur quelques clés d’explication du comportement farfelu de sa mère. Charmés par ce personnage haut en couleurs et en humeurs mais également par la galerie de personnages singuliers qui gravitent autour d’elle, nous vous conseillons vivement cette fiction qui a littéralement conquis The New York Times, The Observer mais également Le magazine Littéraire, Le Figaro Magazine, Marie-Claire ou encore Elle. Résolument féminin ( mais pas que!), Bernadette a disparu vous promet des heures de lecture distrayantes durant lesquelles Maria Semple évoque de surcroît, avec intelligence et drôlerie, la dépression, les incompréhensions qui peuvent naître au sein de d’un couple, les préjugés ou encore la difficulté d’être un bon parent.

 » Il semblerait que nous en ayons terminé, lui a dit maman. Alors pourquoi ne repartiriez-vous pas par le trou dans la clôture qui vous a permis de vous faufiler chez moi, et, tant qu’on y est, ne remettez plus les pieds dans mon carré de choux. » Elle a fait demi-tour pour retourner au Petit-Trianon en claquant la porte.
Et moi je me disais:  » T’es la meilleure, maman !  »
Parce que c’est ça, le truc. Peu importe ce que les gens disent sur elle aujourd’hui, elle savait vraiment rendre la vie amusante. « 

Bernadette a disparu
de Maria Semple
Traduit de l’américain par Carine Chichereau
Editions: Plon / Collection: Feux croisés
Prix : 21€

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