Lana Del Rey : Vraie icône Pop ou jolie poupée à la mode ?

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Par Nicolas Vidal – bscnews.fr / Si jeune et déjà au coeur de polémiques, de controverses sur son vrai faux talent et son superpouvoir charnel et artificiel de séduction, la jeune Américaine Lana Del Rey est passée du stade phénomène musical à une lolita qui défraie la chronique musicale et sociale. Il ne se passe pas une semaine depuis le début de l’année sans que Lana Del Rey agite l’actualité.

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À ce titre, on est en droit de se demander si cela lui est propre où si le besoin de «dérapages» de l’écosystème des people est devenu si pressant qu’il se nourrit de tout et n’importe quoi. À mon sens, il est important de se concentrer sur l’essence de notre plaisir et de nos passions : la musique et en l’occurrence, celle de Lana Del Rey.
Lana Del Rey est née sur internet où elle a lancé deux morceaux qui se sont propagés sur la Toile à une vitesse fulgurante. Videos Games et Blue Jean ont immédiatement magnétisé des centaines de milliers d’internautes avec une force de persuasion qui a étonné l’Américaine elle-même. Deux morceaux qui plongent dans une nostalgie, une candeur et une étonnante sensibilité qui ne laissent pas insensibles. Lana Del Rey se définit tout d’abord comme «un écrivain» , se sent «comme chez elle» dans les films de David Lynch et évoque le pouvoir poétique de la musique à l’inverse de celui des relations humaines. Son salut ? Elle le doit aux poètes beat, «à Jack Kerouac et à Allen Ginsberg».
Suite à ces découvertes littéraires, Lana Del Rey voit s’ouvrir en elle de nouveaux horizons et respire un air nouveau qui semble la porter vers autre chose. Sa maturité ? Elle en prend conscience lorsqu’elle s’installe à New York à 18 ans. C’est à cette période qu’elle se plonge dans une dimension musicale encore inconnue après avoir passé sa jeunesse à Lake Placid au nord de New York.
Dès le début, Lana Del Rey a su avec une dextérité exquise nous plonger dans un univers où l’on se sent immédiatement à l’aise alors qu’il peut nous paraître totalement étranger : Los Angeles dans les années 50, des groupes d’adolescents qui flirtent, qui font du vélo, qui arpentent des trottoirs en skateboard, Hollywood Boulevard, des gens devant un cinéma, le drapeau américain qui claque au vent, Lana Del Rey derrière une caméra qui chante, minaude et nous sourit avec un regard à la fois fuyant, là brandissant une bouteille de Whysky, ici avec un débardeur échancré qui lance des regards à la caméra.
Au premier abord, les clips peuvent paraître décousu et mal fagotés, mais c’est en réalité une fantastique mis en scène de la chanteuse qui maîtrise le chant, la mélodie, l’harmonie musicale et une façon bien à elle de raconter de se raconter.
Lana Del Rey ne révoque pas l’idée d’apporter un soin tout particulier à la mise en scène de son propre talent et de sa musique. Car il y a quelque chose de profondément romanesque dans l’univers de Lana Del Rey qui mérite d’être raconté avec une certaine légèreté tout autant qu’il doit être écouté avec respect.
Lana Del Rey, c’est une certaine idée de la jeunesse américaine et d’une Amérique du siècle dernier déclinée avec une saisissante modernité. Lana Del Rey a toutes les qualités pour devenir une icône Pop tout autant que l’a été Amy Winehouse pour mettre en scène et magnifier sa fiction personnelle et musicale.

Lana Del Rey – Video Games Blue Jean – Polydor

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