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Le Festival Radio France et la générosité créative du Jazz

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Par Blandine Dumazel – bscnews.fr / Le Festival de Radio France à Montpellier en Languedoc-Roussillon a vécu cette année sa 27ème édition.
L’excellence et le talent ont été – comme d’habitude – au rendez-vous des 150 manifestations prévues à Montpellier et dans toute la région, en cette deuxième quinzaine de juillet.

J’ai choisi d’assister au concert de Jazz « Watershed » pour l’audace et l’originalité du projet de Denis Fournier.

« Watershed », la générosité créative du Jazz

J’aime le Jazz. Pour autant, vous dire d’emblée que je ne suis pas une technicienne, spécialiste de la terminologie musicale et des notes du Jazz. Pour moi, c’est d’abord une musique produite par des musiciens vivants héritiers d’un siècle de création et de métissage. Ce qui m’importe c’est l’émotion, l’humanité.
Au Domaine d’O, bel espace planté de pins d’Alep, l’amphithéâtre de plein air a éclaté tous les soirs de tous les sons possibles du Jazz. Le jeudi 21juillet, c’était « Watershed », une invitation, une rencontre inventive, voulue par Denis Fournier. Il aime les échanges, les gens. Le batteur et percussionniste, renommé ici et à l’international, accompagné de son compère de toujours, le contrebassiste Bernard Santacruz, s’est associé aux artistes de jazz de Chicago, membres de la renommée « AACM » (Association for the Advancement of Créative Musicians), dont Nicole Mitchell est la Présidente. Une rencontre en toute liberté où chaque musicien se livre avec intensité.
La magie du « Partage des eaux », « Watershed » en anglais, prend effet dès les premières notes mêlées des cinq musiciens, Denis Fournier et les peaux de sa batterie, Nicole Mitchell et sa flûte, Hanah Jon Taylor au saxophone ténor et à la flûte, Bernard Santacruz à la contrebasse et Tomeka Reid au violoncelle. Il ne faut jamais oublier que, dans le Jazz, l’individu est au service du collectif.
Sur scène, la conversation instrumentale emprunte les traverses de l’improvisation, devient multiple, mouvante, généreuse, bouillonnante, sans cesse en métamorphose, en recherche.
Sur les gradins, le public de l’amphithéâtre, même si un peu, beaucoup, éloigné du plateau scénique, est tout près. Une autre conversation prend forme : regards captés, sourires complices, souffles retenus à l’écoute des solos instrumentaux, applaudissements sans retenues. Je suis saisie par l’instant présent, toute attention, toute plaisir. J’écoute, je me délecte. Symbiose. Je vibre, tant la virtuosité technique (cela est fascinant même pour la néophyte que je suis !) et artistique est poussée à l’extrême.
Non, le Jazz n’est pas une musique morte, froide et ennuyeuse. Oui, ce Jazz qui tisse les fils des cultures du Monde est magique. Il suffit d’embarquer et se laisser emporter.

Bientôt en partage, un CD sera livré dans les bacs de Jazz puisqu’un enregistrement en live a été effectué lors de la création du projet « Watershed » au festival de Junas, le 20 juillet et complété pendant le concert du festival de Radio France.

Nicole Mitchell, Denis Fournier, belle idée que ce voyage sur la Ligne de Partage des Eaux Atlantique/Méditerranée.

Watershed, pour la passion du jazz

Le partage des eaux, c’est la limite entre deux mondes, différents, et cependant coulant d’une même source.

Il faudrait peut-être dire d’emblée des sens possibles – dans le public, chacun choisira le sien !- puisque Les interactions instrumentales des musiciens sont plurielles. Ce site remarquable. Au sein des 23 hectares de jardins d’agrément PINS D’Alep ouverts au public de l’amphithéâtre d’O, théâtre de plein air monumental de 1800 places, qui accueille les grandes manifestations estivales tout en intensité musicale et en densité artistique, à partager sur le vif du concert, et sous les étoiles, dans le généreux espace du Domaine d’O, où nous faisons retour, et dont les 1.800 places nous permettront d’accueillir un public toujours plus nombreux.

Adresse
Domaine d’O – Spectacles et jardins
178 rue de la Carriérasse
34090 MONTPELLIER

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