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Montpellier Danse: Meryl Tankard et son oracle mystique

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Par Julie CadilhacPUTSCH.MEDIA/ Danser avec son ombre, être projeté dans la lumière baignée de poussière blanche, avoir entière liberté d’exprimer ses pulsions aux origines du monde, exploser en un saut, trembler autant que vibrer, mourir et renaître, perdre son visage et retrouver des yeux sombres perçants, autant d’images chargées de tension émotionnelle que nous offre Paul White.

Tissé sur le Sacre du Printemps d’Igor Stravinski, The Oracle reprend l’idée du grand rite sacral païen, tel que l’avait imaginé le compositeur, et le décline sur le mode d’une danse théâtre qui mêle acrobaties et micro-gestes. La performance physique de Paul White est impressionnante et la danse expressive avec laquelle il se meut a une force narrative troublante…l’adoration de la terre, le sacrifice au sein du cercle, principaux thèmes de l’oeuvre de Stravinski, sont réinterprétés avec beaucoup de liberté et pourront cependant plonger certains dans la confusion.

Le photographe/vidéaste Régis Lansac a créé des projections surréelles qui composent un fond aussi sombre que lumineux, aussi inquiétant qu’apaisant.Par des jeux de métamorphoses visuelles, le corps devient matière à former des images kaleïdoscopiques troublantes. Associés à l’art chorégraphique de Meryl Tankard, ces tableaux projetés ajoutent à l’intensité de cette pièce made in Australia qui laissera assurément une marque indélébile dans la mémoire de nombreux montpelliérains, extrêmement enthousiastes à la sortie du Théâtre de Grammont…enfin, on finira par applaudir le travail des lumières, d’une superbe esthétique!

Titre: The oracleThe Oracle

Chorégraphie: Meryl Tankard, Paul White

Décor/ Vidéo: Régis Lansac

Lumière: Damien Cooper et Matt Cox.

A Montpellier Danse, théâtre de Grammont, les 6 et 7 juillet 2011.

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