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Jack Kerouac : l’anglo-américain des Beatniks

Par Guillaume Lagrée – BSCNEWS.FR / De 1947 à 1950, Jean-Louis dit Jack Kerouac, descendant d’un hobereau breton de Lanmeur erra à travers les Etats-Unis d’Amérique parcourant plus de 8000 km à pied, en voiture, en train. En 1957, il prit les carnets de notes relatant ses voyages, glissa un rouleau de 36m50 de long […]

propos recueillis par

Par Guillaume Lagrée – BSCNEWS.FR / De 1947 à 1950, Jean-Louis dit Jack Kerouac, descendant d’un hobereau breton de Lanmeur erra à travers les Etats-Unis d’Amérique parcourant plus de 8000 km à pied, en voiture, en train. En 1957, il prit les carnets de notes relatant ses voyages, glissa un rouleau de 36m50 de long de papier dans la machine à écrire et tapa d’une traite un récit qui allait changer la vie de milliers de jeunes gens en Amérique, donnant naissance à la Beat Generation et aux Beatniks.
Ce beat c’est bien sûr celui du Jazz, du Be Bop. Si les seuls concerts évoqués sont ceux de George Shearing et Slim Gaillard, le rythme des phrases (le livre est en un seul paragraphe mais ponctué), les thèmes évoqués (errance, misère, sexe, alcool) sont typiques du Blues et du Jazz.
Kerouac ne vient pas de nulle part. Il a luJoyce et Dos Passos. Comme le français est sa langue natale (il descendait de Canadiens français émigrés aux USA), il a aussi lu Louis Ferdinand Céline auquel il fait référence quand il passe à Detroit. En effet, Bardamu/Ferdinand travaille aux usines Ford de Detroit dans un passage du  » Voyage au bout de la nuit « .
Le livre fit un triomphe à sa sortie mais dans une version censurée. Le rouleau original retrouvé, le texte complet fut publié en 2007 en anglais. Relations homosexuelles, hétérosexuelles avec des mineures, vols de voiture, arnaques minables, risibles amours, faim, froid, soif, Kerouac ne s’épargne rien et dévoile tout.
En vrai Breton Ti-Jean Kerouac était voyageur, lyrique et alcoolique.
Un soir, ivre, dans un club de Jazz, il interpella Miles Davis sur la scène:  » Hey Brother! » Miles cessa de jouer, baissa ses lunettes noires et le fusilla du regard et des mots:  » You will never be my brother! « .
La traduction française de 2010 est une merveille car elle restitue, une vraie gageure, le Swing, le Beat, la Pulse de l’anglo américain des Beatniks. Elle laisse le lecteur KO et prêt à partir lui aussi sur la route.
Jack Kerouac
 » Sur la route « . Le rouleau original.
Paris. NRF. Gallimard. 2010. 512p.
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Josée Kamoun.

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