Sur une île déserte, qu’emportez vous ?

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Par Damien Luce – Bscnews.fr / « Sur l’île déserte il faut tout emporter. » Ces mots, que Georges Brassens vouait à une femme, je voudrais aujourd’hui les dédier à Anatoli Liadov, compositeur Russe mort en août 1914, à l’âge de cinquante neuf ans. Moins sensuel, direz-vous… C’est mal connaître Liadov. La volupté que le pianiste éprouve au contact de sa musique, et à la dérouler sous ses doigts comme une dentelle, est quasiment charnelle. L’auditeur y trouvera aussi un plaisir toujours recommencé. Le brave Georges aura beau dire, aux « cheveux qui volent » et aux « hanches solides » de sa dame, qu’il me soit permis, pour mon île personnelle, de préférer les charmes de la Barcarolle de Liadov. Je ne résiste pas à partager mon émotion : voici donc cette sublimité. Puisse son mouvement chaloupé rythmer …

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