Rentrée littéraire : l’illusion collective
Par Sophie Sendra – bscnews.fr / Tout le monde éprouve à son échelle l’idée de « rentrée ». La fin de quelque chose et le début d’autre chose. Une habitude qui se répète chaque année. Une rentrée, c’est pénétrer à nouveau dans un endroit, c’est revoir un lieu connu. C’est la différence entre faire son « entrée » et faire sa « rentrée ». Dans cet ultime terme, il y a cette profonde sensation de « refaire ». On prend les mêmes et on recommence.
La rentrée littéraire n’échappe pas à cette analyse. Exception française (encore et toujours) qui ne semble plus correspondre à grand chose. Pourquoi ?
La nostalgie voudrait que nous nous passionnions autant que dans ces temps lointains où les grandes figures de la littérature faisaient grand bruit à l’annonce de leurs nouveautés, de leurs styles qui bousculaient la tradition de l’écriture. Les jeunes écrivains …
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