The Killer inside me : un film violent et dérangeant

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Par Maïa Brami – BSCNEWS.FR / Voilà ce que confiait le réalisateur Michael Winterbottom en mai dernier à Rachel Cooke, journaliste au Guardian, lors d’un entretien sur son dernier film, The killer inside me :
« J’ai lu le livre et j’ai pensé que ce serait bon… C’était le genre de livre duquel on peut faire un film fidèle. Plus qu’une adaptation, où l’on prend une idée et l’on trouve une façon de la mettre en scène, ce livre pouvait pratiquement être le script du film. C’est choquant quand il tue Joyce, même plus quand il tue Amy. Mais la violence, me semble-t-il, vient du fait qu’il tue des proches. On dirait que le personnage n’a pas le droit au bonheur. La brutalité des meurtres vient du fait que les victimes l’aiment, c’est pourquoi il veut les détruire. Parce qu’il se déteste. Évidemment, ensuite, au montage, on a le choix de couper les scènes, de choisir leur longueur. Je voulais montrer que si vous choisissez de tuer quelqu’un à coups de poings, c’est un processus lent, long et difficile. Je veux également que le spectateur puisse avoir le temps de penser à ce qui arrive sur l’écran : pourquoi tue-t-il cette femme qu’il aime ? C’est absurde. C’est le point clé : l’absurdité totale ! »

Cher Michael Winterbottom, pensez-vous vraiment que pendant les longues, interminables minutes où Joyce (Jessica Alba) se fait défigurer à coups de poings gantés par son amant, Lou Ford (Casey Affleck), tandis qu’il lui susurre de sa voix de fausset : « Tiens bon chérie, c’est presque fini ! », pensez-vous vraiment, alors qu’on entend ses os et ses cartilages céder sous les coups lents, précis, répétés, pensez-vous vraiment que le …

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