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(Vidéo) « Des députés qui prennent le parti de l’inflation? » Michel-Edouard Leclerc fulmine sur un projet de loi très polémique

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C’est un post passé (presque) inaperçu de Michel-Edouard Leclerc qui s’en prend directement au projet de loi de deux députés Julien Dive (LR) et Frédéric Descrozaille (Renaissance) qui porte sur les prix dans les supermarchés, sujet qui oppose violemment les distributeurs et les industriels.

Le patron de l’enseigne Leclerc dans un long post publié sur son compte Linkedin le 5 janvier dernier ( voir au bas de l’article)  étrille ce projet de loi et explique en quoi, selon lui, il serait désastreux notamment pour le consommateur, qui pourrait voir l’inflation, déjà très élevée, continue d’augmenter dans les rayons.

Depuis plusieurs semaines, des négociations dures se trament entre les distributeurs et les industriels dans un contexte d’inflation historique. Dans un autre tweet du 5 janvier, Michel-Edouard Leclerc fulmine : « Incroyable : des députés seraient désormais favorables à la hausse des prix ? Deux députés veulent faire en sorte que les multinationales puissent répercuter, sans négociation, leurs hausses sur les consommateurs ! Cela provoquerait de nouvelles augmentations de 10 à 30% ! » mais ne s’arrête pas là en évoquant qu’un parlementaire pourrait avoir été conseillé par un lobby de multinationales pour ce projet de loi.

Le patron de l’enseigne Leclerc alerte sur le fait qu’avec cette loi, « les grosses firmes pourraient répercuter, sans négociation, leurs hausses sur les consommateurs! » et va même plus loin, « j’affirme que si les projets de loi de Julien Dive (LR) et Frédéric Descrozaille (Renaissance) étaient votés, aucune enseigne de commerçants ne pourrait s’opposer à des augmentations de tarifs de 10 à 30%. »

A la fin de ce long post, Michel-Edouard Leclerc, visiblement indigné, appelle à la mobilisation à l’approche du vote de ce projet de loi.

Frédéric Descrozaille (Renaissance) a de son côté expliqué ce projet de loi sur BFM Business, arguant qu’il cherchait « à remettre de la valeur dans des chaînes de valeur qui en détruisent et protéger cette valeur et éviter sa destruction en rééquilibrant les négociations commerciales« .

Nous publions ci-dessous l’intégralité du post de Michel-Edouard Leclerc, du 5 janvier dernier sur Linkedin.

« Incroyable : des députés seraient désormais favorables à la hausse des prix ? 

Je ne cherche pas la provoc. Mais alors que l’inflation dépasse 13% sur l’alimentaire et atteint un niveau inédit depuis 20 ans en France, il existe des députés qui veulent limiter les grosses promotions ! 

Ils veulent reconduire des marges minimales sur les produits alimentaires ! Surtout, ces députés veulent faire en sorte que même les grosses firmes puissent répercuter, sans négociation, leurs hausses sur les consommateurs !

J’affirme : si les projets de loi de Julien Dive (LR) et Frédéric Descrozaille (Renaissance) étaient votés, aucune enseigne de commerçants ne pourrait s’opposer à des augmentations de tarifs de 10 à 30%.

Pour en mesurer l’impact, je vous révèle ici quelques demandes de hausses des entreprises concernées : 

– Mondelez (LU, Milka, Granola, Mikado, Oreo) : +17%
– Kellogg’s (Pringles) : +17%
– Beiersdorf (Nivea) : +15%
– Unilever (Maille et Amora) : +25%
– Unilever (Axe, Rexona, Dove, Skip, Signal, Sun, Omo) : +14%.

L’idée de ces députés, c’est que faute d’accord à l’issue des discussions d’achat, c’est le tarif du fournisseur qui s’imposera. Si l’acheteur n’est pas content, le fournisseur pourra ne pas livrer les magasins ! C’est : « la hausse ou… pas de fourniture » !

Je préviens ! Si c’est voté (c’est prévu pour le 16 janvier), ça promet d’être chaud sur les tickets de caisse ! 

Tout le monde a l’air de découvrir le poids des lobbies en politique ! Voici une affaire qui est pour moi un scandale et assurément un cas d’école !

Ils ne s’en cachent pas : l’un des parlementaires a même été jusqu’à écrire, en avant-propos d’un projet de loi, que ces propositions lui avaient été soufflées par l’ILEC, le lobby des multinationales de la grande consommation (Coca-Cola, Danone, L’Oréal, Colgate, Palmolive, Ferrero, etc) ! Merci patrons ! 

Je ne crois pas que tous les députés ont pris la mesure de ce qu’on leur fait voter… D’ailleurs, beaucoup parmi eux ont plaidé pour la création de ristournes carburant, de chèques énergie ou alimentaires… et pallier ainsi aux conséquences de la hausse des prix. 

S’ils sont conséquents, que vont-ils alors faire dans cette galère ? Ils seraient maintenant du parti de l’inflation ? Les politiques négocieraient ce texte entre-eux ? Dans l’intérêt de qui ?
 
Allons ! il faut se ressaisir, aider les agriculteurs, les PME, mais exiger des grands industriels comme des distributeurs qu’ils compriment les hausses et « prennent aussi cette année sur leur marge ». 

La loi, elle, doit garantir la concurrence. Et ce droit doit profiter aux consommateurs ! C’est dévoyer la loi que de favoriser des hausses de prix pour des entreprises qui, certes, ont de belles marques et font de bons produits, mais qui ne fabriquent pas toujours en France et iront verser des dividendes ailleurs.

Je crois que ça vaut qu’on se mobilise ! »

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