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Grèves, réquisitions, blocages, pénurie de carburants : le pays au bord d’une grève générale dans plusieurs secteurs ?

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Total Energie a proposé dans la matinée 6% d’augmentation à partir de 2023 alors que Bruno Le Maire, quelques minutes avant sur RTL, reculait en déclarant que Total pouvait augmenter les salaires. Curieuse coïncidence. Le groupe a également mis sur la table un « bonus exceptionnel ».

Mais cette proposition, très probablement formulée sous la pression du gouvernement, reste très éloignée de la revendication des syndicats qui portent sur 10% d’augmentation au regard de l’inflation qui frappe très brutalement le pays.
Dans la foulée, la CGT a diffusé un communiqué de presse ce jeudi matin, qui ne laisse que peu de doute sur le fait que les blocages vont perdurer alors que le gouvernement annonce déjà les premières réquisitions sur les raffineries, notamment sur le site de Dunkerque : « TotalEnergies et le gouvernement complice vont sans doute préférer réquisitionner les salariés de l’entreprise plutôt que d’accepter de dialoguer avec eux. Nul doute que la réponse sera à la hauteur de cette attaque inadmissible au droit de grève ».

Le gouvernement qui tente de trouver une issue alors que le pays connait une pénurie de carburant sans précédent a donc opté pour les réquisitions, une stratégie qui depuis 48 heures, a braqué le CGT et semble avoir déclenché une réponse massive au vu du nombre d’appels à la mobilisation générale dans plusieurs secteurs.

En ce sens, il se pourrait que du côté de la SNCF , des salariés du Technicentre TGV/Eurostar/Thalys aient voté une grève reconductible à partir de lundi 17 octobre, ce qui compliquerait assurément la situation. La tournure des événements laisse la porte ouverte à la possibilité d’une grève générale dans de nombreux secteurs. Dès à présent Sud Rail, syndicat de cheminot a voté une grève reconductible dès le 17 octobre au technicentre de Landry. La question d’une grève étendu et reconductible sera en discussion au sein du syndicat ce jeudi.

De plus, la CGT appelle à une grève nationale interprofessionnelle pour les salaires et contre les réquisitions à partir du 18 octobre. De plus, une réflexion autour de la grève serait également en gestation du côté de la RATP, notamment du côté du dépôt Flandres à Pantin ce jeudi 13 octobre.

Ce 12 octobre, le syndicat Force ouvrière a décidé de rejoindre la CGT dans la grève, notamment à cause de la communication de TotalEnergies qui «  a décidé, à travers sa communication » de lâcher ses salariés à la vindicte populaire en les faisant passer pour des nantis. D’autre part le gouvernement qui prônait le dialogue, le calme et la responsabilité de tous les belligérants, s’apprête à envoyer des bataillons de CRS pour mater les grévistes ( réquisitions) et remettre en cause un droit constitutionnel, la grève. »

On a appris également qu’un mouvement de grève impacte très sérieusement la maintenance de cinq réacteurs nucléaires français. D’après le syndicat FNME-CGT (Fédération nationale des mines et de l’énergie) , une grève est en cours alors que le gouvernement assure depuis plusieurs semaines qu’EDF sera en mesure de remettre en marche plusieurs réacteurs pour faire face à la demande énergétique. A ce jour, 25 réacteurs sont à l’arrêt et 15 sont en maintenance ou réparation.

Néanmoins, la raffinerie de Fos sur Mer a mis fin à la grève ce jeudi 13 octobre en fin de matinée. Mais il n’est pas certain que cela soit suffisant pour analyser cet arrêt comme le début d’un renoncement des syndicats sur le terrain.

Enfin, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, très silencieux jusqu’à présent, a appelé de ses voeux à ce que «  le mouvement s’amplifie à l’ensemble des professions » ce mercredi 14 octobre, lors d’un point presse.

 

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