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Pénurie de carburant : la grève s’étend et la situation semble de plus en plus hors de contrôle pour le gouvernement

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La situation de la pénurie de carburant s’aggrave très concrètement en France depuis plusieurs jours. Elisabeth Borne et le gouvernement, ont tenté de nier la crise pendant plusieurs jours, jusqu’à déclencher l’agacement d’Emmanuel Macron.

Mais face à l’ampleur de la grève, le gouvernement, pris de court, et critiqué pour sa communication a ensuite tout fait pour tenter de discréditer le mouvement. Il a donc été question de mettre sur la place publique les salaires des raffineurs. Le chiffre de 5000 euros mensuels a été avancé par les grands médias, dans une stratégie assez classique de la macronie : opposer les grévistes aux Français. De son côté, la CGT a dénoncé ce montant de 5000 euros et a diffusé des chiffres bien différents, à l’aide de fiches de paie, qui indiquent un salaire mensuel aux alentours des 2200-2300 euros net par mois, hors prime.

Face au vent de révolte, le gouvernement a ensuite changé son fusil d’épaule ce lundi 10 octobre en menaçant de faire appliquer des réquisitions notamment parmi les grévistes d’ExxonMobil. Et c’est ce qu’a déclaré la Première ministre ce mardi lors des débats à l’Assemblée nationale : la réquisition.

Alors que les cellules locales de la CGT et les militants sur le terrain refusent les propositions actuelles d’Exxon Mobile et de Total Energies  sur les salaires, la CGT a reçu cette décision « comme une déclaration de guerre » de la part de l’exécutif qui « met le feu aux poudres ».

Mais cette déclaration d’Elisabeth Borne a eu le mérite d’étendre la fronde syndicale. La deuxième plus importante raffinerie de France, basée à Saint-Nazaire, qui n’avait pas rejoint le mouvement, s’est mise en grève de mercredi 12 octobre dès 5H00 du matin.

 

De plus, la CGT du Havre et la CGT Ports et Docks de Marseille ont publié un communiqué de presse ce mardi soir, pour sonner le rappel chez les salariés, indiquant qu’il fallait rejoindre les piquets de grève  et que la lutte des raffineurs «devait se poursuivre jusqu’à la satisfaction totale de leurs revendications », tout en prévenant l’État et Exxon qu’ils seraient « solidaires et réactifs » si des réquisitions avaient lieu.

 

Depuis ce mardi soir, un hashtag a été lancé sur les réseaux #SoutienRaffineurs qui a pour but d’élargir le mouvement et de peut-être créer un effet d’entraînement dans d’autres entreprises.

De son côté, la CGT dénonce cette façon de « bafouer le droit constitutionnel des travailleurs en lutte ». Depuis de nombreux messages sur les réseaux sociaux de responsables syndicaux, de militants ou de simples citoyens sont postés en soutien des grévistes. Enfin, la CGT dénonce les accords signés par la CFDT et la CFE-CGC avec la direction que certains estiment « comme un coup de poignard dans le dos ».

L’aggravation des grèves dans les principales raffineries de France s’aggrave. Elle est train de plonger la France dans une possible paralysie alors que le pays est au bord de l’explosion sociale. Le serpent de mer d’une grève générale à l’échelle du pays, que certains appellent de leur voeux depuis le mouvement des Gilets Jaunes, n’a jamais été aussi proche de prendre forme, alors que le gouvernement ne semble plus rien maîtriser sur le front économique et énergétique.

 

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