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Rémi Tell: « Inflation, pénuries et faillites vont être au menu. Voilà le terrible cadeau d’adieu de l’oligarchie mondialiste, qui redoublera de violence contre les peuples pour retarder sa chute »

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Des crises sociales et populaires, il émerge toujours de jeunes figures contestataires. Rémi Tell en est une.

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Il a beaucoup lutté intellectuellement et s’est opposé vivement à la politique sanitaire d’Emmanuel Macron depuis plus de deux ans avec des prises de position tranchées. Nous le recevons dans Putsch pour qu’il analyse et décrypte les prochains mois que le gouvernement annonce lui-même comme « difficiles ».

 

Le gouvernement cherche à « préparer les esprits à une rentrée très difficile ». Comment réagissez-vous à cette stratégie de communication ?
Une fois n’est pas coutume, la communication gouvernementale cadre avec la vérité du moment que nous traversons. Le monde occidental s’apprête à solder les comptes de deux années folles, elles-mêmes annonciatrices de la fin de ce que je désigne dans mon prochain livre sous le nom de « capitalisme prométhéen ». Inflation, pénuries et faillites seront au menu des mois à venir. Voilà le terrible cadeau d’adieu de l’oligarchie mondialiste, qui —telle une bête acculée- redoublera de violence contre les peuples pour retarder sa chute. Mais paradoxalement, ces perspectives sombres sont aussi une chance : celle de rompre avec les pires excès de la modernité et de redonner une vie digne à l’Homme.

 

« Inflation, pénuries et faillites seront au menu des mois à venir. Voilà le terrible cadeau d’adieu de l’oligarchie mondialiste, qui —telle une bête acculée- redoublera de violence contre les peuples pour retarder sa chute »

 

Effectivement, on pourrait s’attendre à une rentrée brûlante en septembre.  Qu’est-ce qui pourrait selon vous déclencher une contestation de grande ampleur ?
Si le Gouvernement -coresponsable de cette situation- refuse d’entendre les propositions de l’opposition parlementaire, alors le débat se poursuivra dans la rue. Compte tenu du mépris dont il a fait preuve durant l’examen du projet de loi « Pouvoir d’Achat », c’est le chemin que nous prenons.

Estimez-vous qu’une partie des Français plutôt docile pendant la crise sanitaire, pourrait basculer dans la contestation au vu de la crise économique ?
Le totalitarisme sanitaire a ciblé l’esprit, alors que la crise économique s’en prendra directement aux ventres. Pour cette raison, elle sera autrement plus inflammable d’un point de vue social, même si le problème de fond demeure identique. L’ère des soulèvements, prophétisée par le sociologue Michel Maffesoli, est sans doute venue.

 

« Le totalitarisme sanitaire a ciblé l’esprit, alors que la crise économique s’en prendra directement aux ventres »

 

Au vu de l’impuissance de la classe politique de protéger les Français face à la crise économique et la baisse drastique du pouvoir d’achat, est-ce que les prochaines semaines pourraient-elles laissés place à un changement majeur dans ce pays, qu’il soit populaire, politique ou démocratique ?
Ce changement supposerait de structurer les oppositions et d’aller au-delà d’une simple posture réactive. Nous en sommes pleinement capables. Je pense qu’il est par exemple temps d’émettre des revendications ambitieuses sur des sujets comme la participation, la défense de la propriété privée et le protectionnisme économique.

C’est une question qui devient en plus pressante. Avec les restrictions énergétiques promises par le gouvernement aux Français, pensez-vous possible qu’un pass énergie soit un jour mis en place en France ? 
C’est très probable, et nous alertons depuis des mois sur cette éventualité. Le passe vaccinal aura été l’échantillon-test de la « nouvelle normalité » voulue par l’oligarchie mondialiste. Il reviendra aux Français d’éviter les logiques piégeuses dans lesquelles beaucoup sont tombés durant la crise sanitaire.

 

« Le passe vaccinal aura été l’échantillon-test de la « nouvelle normalité » voulue par l’oligarchie mondialiste »

 

Vous avez beaucoup oeuvré contre les mesures liberticides du gouvernement pendant la crise sanitaire. Avec quelques semaines de recul, qu’est-ce qui vous a le plus frappé pendant cette période ?
Une prise de conscience inarrêtable est née durant la pandémie. C’est assurément ce qui m’a le plus frappé. Soudainement, des citoyens éloignés de la politique ont compris la guerre souterraine qui leur était livrée. Et cette clairvoyance commune a favorisé de très belles étincelles humaines, sur lesquelles nous comptons pour la suite…

(La Chute de Prométhée paraîtra en octobre 2022 aux éditions Perspectives Libres.

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