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(Vidéo) RT France: Après sa suspension, la chaîne se défend, reçoit de très nombreux soutiens et lance une pétition en ligne

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La sanction a été prononcée de la bouche d’Ursula Von Der Leyen, présidente de la commission européenne depuis Bruxelles contre les médias RT et Sputnik : interdiction immédiate de diffusion sur le territoire européen.

Quelques heures après, le gouvernement français a exécuté la décision unilatérale de l’Union européenne qui, une fois de plus, sort de ses prérogatives. De fait, la diffusion et les réseaux sociaux de RT France ont été supprimés et suspendus en France, avec ceux du média Sputnik. Alors que la suspension d’un médias sur le territoire français doit répondre à une procédure administratif longue et très encadrée, l’Union européenne, a une nouvelle fois fait preuve d’une ingérence sans précédent en supprimant la liberté d’expression de médias, financés par la Russie, mais s’appuyant sur une rédaction de journalistes français comme l’a rappelé le SNJ, 1er syndicat des journalistes. Cette décision supranationale est sans précédent dans l’histoire de notre pays alors que le gendarme de l’audiovisuel français, l’Arcom, ne s’est pas encore positionné à l’heure où cet article a été écrit.

Depuis ce mardi 1er mars, les comptes Youtube, Tik Tok, Facebook, Telegram de RT France ont été purement désactivés en France. Suite à cette décision de l’Union européenne, alors que l’autorité de régulation française, l’Arcom n’a pas encore rendu de conclusion sur cette question, la rédaction et la direction de RT France ont tenu une assemblée générale ce mardi 2 mars à la mi-journée dans les locaux de la chaîne.

La présidente, Xenia Fedorova a assuré attendre la décision de l’ARCOM et à ce jour la chaîne n’a pas fermé. La diffusion est toujours disponible sur son site internet, la plateforme Molotov et sur certaines plateformes à l’aide d’un VPN. A l’heure de la rédaction de cet article, la chaîne était également disponible sur le bouquet Canal+ qui attendrait de son côté la décision de l’ARCOM, à la différence de l’opérateur Free qui a coupé sa diffusion mardi à la mi-journée.

RT France compte près de 176 salariés qui pourraient rapidement se retrouver au chômage dans les prochains jours si la suppression totale de la chaîne devait se confirmer. Pour beaucoup d’entre eux, leur situation personnelle pourraient devenir très difficile si les avoirs de la chaîne étaient bloqués, empêchant tous paiements de salaires.

La chaîne RT France, lancée en 2017, avait su conquérir une audience déçue par les médias mainstream français, notamment lors de la couverture sur la crise des Gilets Jaunes. Elle s’est renforcée au fil des mois avec l’arrivée de plusieurs éditorialistes de renom et de journalistes venus de chaînes françaises. La programmation au fil des années s’est étoffée notamment avec l’arrivée de Frédéric Taddéi pour son émission « Interdit d’Interdire », plus récemment celle du grand reporter, ancien de Paris Match Régis le Sommier, Eric Revel, Alexis Poulin, Olivier Delamarche et Nicolas Vidal ( fondateur de Putsch Média). Il y a près d’un an, RT France avait d’ailleurs lancé une matinale du lundi au jeudi de 7H à 9H qui a su s’imposer au fil des semaines.

Nicolas Vidal comme d’autres éditorialistes de la chaîne se sont mis en retrait ces derniers jours au vu des événements en Ukraine. Le fondateur de Putsch l’a annoncé sur ses réseaux sociaux le dimanche 27 février dans l’après-midi alors que Vladimir Poutine annonçait « la mise en alerte de sa force de dissuasion ». Il a réagi à cette décision dans la matinale de Radio Courtoisie le mardi 1 mars.

Cependant, en plus de la suppression de la chaîne, les journalistes de la rédaction, soutenus par le SNJ, qui pourraient se retrouver très rapidement au chômage sont aussi la cible de Twitter qui a déclaré que leurs comptes seraient estampillés de la mention « média russe » même pour ceux qui ont quitté la chaîne, bien avant cette crise. De plus, la direction de la chaîne a dénoncé des menaces de mort reçues à l’encontre de Xenia Fedorova et de certains de ses journalistes.

 

Néanmoins, la chaîne a reçu depuis ses dernières heures beaucoup de soutiens sur les réseaux sociaux, de personnalités publiques, d’invités réguliers et d’anonymes.

Enfin, la chaîne a lancé ce mardi 2 mars une pétition pour dénoncer sa suppression. Elle a déjà atteint plusieurs milliers de signatures en quelques heures seulement.

Lien pour signer la pétition pour soutenir RT France

Cette fermeture brutale de RT France, exigée par l’Union européenne crée un précédent très grave en France pour la survie des médias et du pluralisme des voix alors même que la France connaît des restrictions de libertés inquiétantes depuis le début de la crise sanitaire et que l’élection présidentielle se tiendra dans quelques semaines. Putsch soutient RT France dans la mesure où le débat démocratique doit être préservé dans un pays comme la France et que rien ne justifie de réduire la liberté d’expression, comme l’a parfaitement expliqué le SNJ dans son communiqué de presse.

 

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