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(Vidéo) Agnès Pannier-Runacher, ministre de l’Industrie:  » La magie du travail à l’usine! »

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Agnès Pannier-Runacher a fait un discours très remarqué le vendredi 7 octobre lors de la 7e édition du BpiFrance Inno Génération (BIG) lorsqu’il a été question de parler des usines, en clôture du forum.

Et la Ministre de l’Industrie n’a pas manqué de poésie pour associer le travail à la magie: « La fierté de travailler dans l’usine pour qu’on dise que ‘lorsque tu vas sur une ligne de production, c’est pas une punition. C’est pour ton pays, c’est pour la magie. » Et elle n’a pas ménage sa peine syntaxique Agnès Pannier-Runacher pour rendre le travail à l’usine presque bucolique: « J’aime l’industrie parce que c’est l’un des rares endroits au XXIe siècle où l’on trouve encore de la magie, a-t-elle déclaré. La magie de l’atelier où l’on ne distingue pas le cadre de l’ouvrier, on ne distingue pas l’apprenti de celui qui a trente d’expérience, où l’on ne distingue pas celui qui est né en France il y a quarante ans et celui qui est arrivé par l’accident d’une vie il y a quelques jours. »

En jetant un coup d’oeil au CV très fourni de la ministre sur le site du gouvernement, celui-ci ne regorge pas de périodes d’interim, ni de cycle en 3/8 ou de travail à la chaîne., mais plutôt de postes très hauts placés aux rémunérations très confortables : Inspectrice des finances au ministère des Finances (2000), Directrice de cabinet de la Directrice générale de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (2003-2006), Directrice adjointe des Finances et de la stratégie du groupe Caisse des dépôts (2006-2008), Création du Fonds stratégique d’investissement (FSI) et intègre son comité exécutif (fin 2008), Directrice de division R&D chez Faurecia systèmes d’intérieur (2011-2013), Directrice générale déléguée à la Compagnie des Alpes (2013-2018), Administratrice de sociétés privées cotées et non cotées, Administratrice de la Fondation Grameen-Crédit agricole et de l’Observatoire de l’immatériel, Membre du comité consultatif d’Ashoka France, Élue jeune championne de la « France-China Foundation ». Cela n’est pas une tare mais on peut mieux comprendre la déconnexion entre sa carrière professionnelle et le monde ouvrier dont elle semble absolument ne rien connaître.

Mais face au début de polémique, Agnès Pannier-Runacher a justifié sa position sur France Inter face à Nicolas Demorand: « “Si ces propos ont pu être mal interprétés par certains, j’en suis désolée. Mais je persiste à penser que l’industrie est un secteur d’avenir et de fierté. Et c’était ça mon propos (…) “J’aimerais qu’on arrête de croire que l’industrie n’a pas évolué depuis les années 70. Je ne sous-estime pas les conditions aujourd’hui, mais allons dans les usines, constatons à quel point elles se sont modernisées.” “Dire cela me semble être un discours de responsabilité par rapport à un secteur qui paye en moyenne mieux que les autres secteurs, mieux que les services, a-t-elle soutenu. Et donc oui, je maintiens que l’industrie est un secteur attractif.”

Magique alors que les délocalisations et les fermetures d’usines se multiplient partout en France.

 

( capture d’écran Twitter)

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