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(Vidéo) Colère chez MBF Aluminium ! « Bruno Le Maire, Agnès Panier-Runacher ! Reconvertissez-vous en chauffeur de corbillard ! »

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C’est une énième mauvaise nouvelle pour l’industrie française qui amène son lot de drames, et de pauvreté.

Le tribunal de commerce de Dijon a décidé par délibéré ce 22 juin que la fonderie MBF aluminium tombait sous le coup d’une liquidation judiciaire mettant sur le tapis 280 salariés dans la commune de Saint-Claude ( Jura).

Comme d’autres usines en France, c’est tout l’écosystème social qui est remis en cause sur ce territoire avec la disparition de cet employeur important pour ce bassin d’emploi.
Cette fonderie construisait des carters de moteurs et des pièces pour boites de vitesse notamment pour Renault et PSA-Stellantis. Mais la baisse de demande pour les moteurs Diesel, la fin des moteurs thermiques qui devraient intervenir en 2040 ainsi que la politique de délocalisation engagée par l’Etat français voit mourir une nouvelle usine dans un territoire qui vivait essentiellement grâce à elle.

Une seule offre de reprise avait été formulée au Tribunal de commerce de Dijon par Mickaël Azoulay. Elle a été retoquée car le Tribunal a estimé qu’elle ne présentait pas toutes les garanties.

Malgré la détermination des salariés de MBF aluminium de se faire entendre depuis mars 2021, le couperet est tombé. Et il a déclenché la colère des syndicats et des salariés présents aussi bien devant le Tribunal qu’à la fonderie en grève qui avait été placée en redressement judiciaire depuis le 4 novembre 2020.

Nail Yalcin, délégué syndical CGT, a éructé face caméra suite à la décision du Tribunal en mettant en cause Bruno Le Maire et Agnès Panier-Runacher, qui, avaient déjà échoué dans la sauvegarde de Bridgestone à Béthne, mettant sur le carreau près de 863 salariés : « Macron, Runacher, vous êtes des assassins ! C’est l’Etat qui nous a condamné aujourd’hui. » (…) « Reconvertissez-vous en chauffeur de corbillard ! On avait du boulot jusqu’en 2025, et là on doit fermer la boutique, l’Etat a ouvert la porte aux constructeurs automobiles pour qu’ils s’échappent, c’est leur stratégie ».

La désindustrialisation poursuit sa course folle et meurtrière dans les territoires français parmi les plus précaires, avec l’assentiment du gouvernement, l’idéologie néolibérale poussant la mondialisation à l’extrême et les exigences économiques de l’Union européenne.
Et l’hécatombe des fermetures et des licenciements devrait se poursuivre dans les semaines à venir notamment pour les dernières fonderies françaises qui tentent tant bien que mal de survivre.

( Capture d’écran Twitter)

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