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(Vidéo) Agnès Pannier-Runacher chahutée et conspuée par des manifestants à Rodez

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La direction de l’usine Bosch basée à Rodez souhaite supprimer 750 emplois. Une nouvelle déflagration sociale en France pour le gouvernement qui n’arrête pas de marteler depuis plusieurs semaines notamment par Bruno Le Maire et Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée chargée de l’industrie qu’il faut relocaliser, notamment après les errements logistiques, apparus pendant la crise sanitaire et les suppressions d’emplois massives.

Et bien l’affaire se complique notamment après l’échec des négociations il y a quelques semaines avec Bridgestone qui devrait licencier plus de 850 salariés sur le site de Béthune avant de délocaliser en Hongrie et en Pologne grâce notamment à un plan européenn. En réalité, la France continue de se désindustrialiser à vitesse grand v sous les yeux d’un Etat impuissant.

Ainsi  Bosch a annoncé la suppression d’ici 2025 de 750 emplois sur le site ruthénois qui fabrique des injecteurs pour moteur diesel.

Agnès-Pannier Runacher est donc allée à Rodez ce vendredi « pour assurer de son soutien » les salariés en colère. Et l’accueil fut houleux voire même carrément hostile.

Une vidéo montre Agnès Panier-Runacher face aux syndicalistes et à de nombreux salariés très en colère qui n’ont pas manqué de la prendre à partie verbalement.

«C’est quoi le putain de projet industriel en France? Il n’y en a aucun avec vous, aucun. Vous êtes à la rue, vous êtes un gouvernement de merde (…) Vous n’apportez rien. Elle est où la relocalisation que vous promettez à tout le monde? Elle est où pour Michelin? Elle est où pour Renault? Que dalle!» a éructé un salarie face à une Ministre prise de court. Agnès Pannier-Runacher a été contrainte de reconnaitre que « aujourd’hui, les engagements n’ont pas été satisfaisants».

La ministre ministre déléguée chargée de l’industrie paie très clairement l’impuissance de l’Etat dans de nombreuses fermetures d’usines et notamment celle de Bridgestone où il a été incapable de maintenir le maintien des emplois et d’inverser la décision du groupe Bridgestone, laissant ainsi des territoires entiers à la merci de la pauvreté et d’une précarisation de plus en plus inquiétante.

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