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Laïcité : un lycéen sur deux favorable au port de signes religieux à l’école selon un sondage

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Cette enquête en ligne a été réalisée par l’IFOP (Institut français d’opinion publique). Elle a été commanditée par la LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) et le journal Droit de Vivre. « La place des religions et de la laïcité auprès des lycéens » offre un panel des avis des jeunes sur le port de signes religieux. Elle les interroge également sur le principe de la laïcité ou les lois laïques. L’étude a été effectuée sur une période de 6 jours, du 15 au 20 janvier 2021. C’est un échantillon de 1006 lycéens âgés de plus de 15 ans qui a servi.

Des lycéens favorables au port des signes religieux
Le port du voile, de la kippa, la croix, la soutane … ne gênerait plus la majorité des lycéens. Cette enquête révèle en effet que 52% des élèves des lycées publics y sont favorables. Ce pourcentage était pourtant beaucoup moins élevé, il y a une quinzaine d’années selon l’enquête de l’époque (2006-2009). Celle-ci soulignait, en son temps, un rejet allant jusqu’à 58%. Toutefois l’avis de l’ensemble des Français demeure mitigé, car seuls 26% d’entre eux sont pour le port d’un symbole religieux.

Quelle utilité pour la laïcité selon les lycéens ?
L’enquête questionne le rôle de la laïcité consistant à diminuer l’influence sociale des religions. Les lycéens ont principalement répondu non à cette partie de l’étude. 11% d’entre eux adhèrent cependant à cette idée. Par ailleurs, ils sont 29% à juger la laïcité nécessaire pour que les religions soient traitées sur un pied d’égalité. Cette même frange de la population considère la laïcité comme un moyen d’éviter une confusion entre religions et politique.

Des lois laïques plus discriminatoires envers certaines religions
37% des lycéens ayant participé à cette enquête estiment que les lois laïques existantes discriminent notamment les musulmans. 25% d’entre eux trouvent en outre que les lois laïques sont plus discriminatoires envers les juifs.

Non au droit de blasphème
L’enquête a consacré un certain volet de son travail aux critiques sur les croyances et les symboles religieux. Ses résultats révèlent que la plupart des participants s’opposent à la liberté de la presse pour s’exprimer sur la religion. En effet, ils sont 52% à ne pas du tout être favorables aux critiques portant sur une religion. On constate une forte conviction chez les musulmans. 78% d’entre eux et 64% des lycéens en REP (Réseau d’éducation prioritaire) sont en effet contre ce droit. Il faut pourtant rappeler que cette loi sur la liberté de presse est en vigueur en France depuis juillet 1881.

Les évènements marquants de ces dernières années
Les dernières questions de cette enquête abordent des événements polémiques marquants de ces dernières années. Une mise à jour s’impose au sujet de l’attentat contre les journalistes de Charlie Hebdo en janvier 2015. Le pourcentage des personnes qui ne condamnent pas les auteurs des attentats ou sont indifférents envers eux a légèrement augmenté. Il passe ainsi à 10% en 2021 contre 4% en 2016. Enfin, concernant l’affaire Samuel Paty, 61% des lycéens (principalement sans religions ou catholiques) ne condamnent pas les gestes de l’enseignant. Assassiné en octobre 2020, il avait en effet montré, durant un cours, des caricatures religieuses extraites du journal Charlie Hebdo.

 

Détails de l’étude

Étude Ifop pour Licra et le Droit de Vivre réalisée en ligne du 15 au 20 janvier 2021 auprès d’un échantillon national représentatif de 1 006 lycéens âgés de 15 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, type d’enseignement, filière et niveau, secteur, académie, affiliation religieuse).

 

 

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