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L’épidémie de Covid19 utilisée par certains Etats pour faire taire les voix dissonantes selon l’ONU

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Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU a jeté un gros pavé dans la mare ce 22 février en estimant que la crise sanitaire de Covid19 était utilisée par certains Etats pour museler les «voix dissonantes » et certains médias, sans désigner de pays en particulier.

C’est au cours du discours annuel devant le Conseil des droits de l’homme ( communément appelé le CDH) que Antonio Guterres a déclaré que : «brandissant la pandémie comme prétexte, les autorités de certains pays ont pris des mesures de sécurité sévères et des mesures d’urgence pour réprimer les voix dissonantes, abolir les libertés les plus fondamentales, faire taire les médias indépendants et entraver le travail des organisations non gouvernementales».

C’est une charge contre certains gouvernement qui ont mis en place des mesures liberticides depuis le début de la pandémie. Selon le secrétaire général de l’ONU, certaines de ces mesures « servent d’excuse pour miner les processus électoraux, affaiblir les voix des opposants et réprimer les critiques » (…) «des défenseurs des droits humains, des journalistes, des avocats, des militants et même des professionnels de la santé ont fait l’objet d’arrestations, de poursuites et de mesures d’intimidation et de surveillance pour avoir critiqué les mesures – ou le manque de mesures – prises pour faire face à la pandémie».

Alors qu’en France, le parlement doit s’incliner depuis plusieurs semaines devant le Conseil de Défense qui se tient dans le PC Jupiter, hermétique aux fuites et classé sous le sceau du secret défense, l’état d’urgence n’en finit plus d’être prolongé pour « faire face à l’épidémie » et les mesures sanitaires très restrictives ne font pas l’objet d’un débat contradictoire alors l’opposition paraît bien molle à influer la ligne du gouvernement.

Antonio Guterres a également indiqué que « l’accès à des informations vitales a parfois été entravé, tandis que la désinformation mortelle a été amplifiée, y compris par quelques dirigeants » alors qu’en France, les accusations de complotisme sont devenus l’accusation systématique lorsque les avis et les objections sont faites contre la politique sanitaire aussi bien sur le couvre-feu, la vaccination ou la gestion de la crise dans son ensemble.

En ce qui concerne la France, on pense bien entendu aux confinements successifs, au couvre-feu, à l’obligation des attestations pour circuler sur la voie publique, la mise en place de l’état d’urgence ou encore à la loi de sécurité globale. Même en cette période difficile pour les voix discordantes, pour le débat, le pluralisme et donc la démocratie, il va être difficile d’accuser l’ONU de complotisme après cette déclaration.

Photo by Mat Reding on Unsplash

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