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Le PDG de Renault dit vouloir se battre pour « essayer de sauver plus de 180.000 emplois »

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La pandémie de Covid a eu un impact très négatif sur le marché de l’automobile. Depuis le début du premier déconfinement, en France et à l’étranger, plusieurs constructeurs et équipementiers auto ont annoncé des plans sociaux. Le groupe au losange traverse, lui aussi, une situation difficile. Le PDG de Renault en a parlé dans l’interview accordée à l’émission Omnibus, de la chaîne italienne La7, dans laquelle il a aussi abordé d’autres sujets. Luca De Meo est intervenu sur une chaîne TV italienne iù Il a abordé plusieurs sujets et a rappelé ce qu’il demande aux salariés, aux syndicats et à l’Etat français.

Le PDG a, tout d’abord, rappelé que « l’entreprise était structurée pour des volumes plus importants« . Luca De Meo a précisé que lui et les dirigeants de Renault, prennent ces décisions tout en étant conscients de « l’importance de protéger les salariés ».

Le numéro un du groupe au losange a dit être conscient de demander aux salariés « un effort encore plus important » car « l’entreprise en a besoin » au milieu des difficultés provoquées par le Covid.

M. De Meo a parlé d’une « situation assez fluide » avec la plupart des syndicats. Selon lui, « chacun joue son rôle » cependant les syndicats « savent très bien que dans la tradition de Renault, l’objectif principal n’a jamais été de licencier des gens », au contraire il a plutôt été de « protéger le travail ». Ensuite, Luca De Meo a invité l’Etat « à faire confiance [à lui et aux dirigeants de Renault] dans la gestion opérationnelle de l’entreprise car nous travaillons pour essayer de sauver plus de 180.000 emplois ».

En parlant des aides à l’achat de véhicules, le PDG de Renault a dit qu’ils « devraient accélérer le renouvellement du parc, mais cela ne se fait dans aucun pays« . Ces aides sont, pour M. De Meo, essentielles pour l’industrie automobile. Cependant, telles qu’elles sont proposées, ces mesures sont « structurellement coûteuses », mais aussi « inefficaces, parce que les gens gardent les voitures parce qu’elles sont de meilleure qualité ».

Luca De Meo a parlé aussi des véhicules électriques et il a exprimé son souhait de voir grandir rapidement le réseau des bornes de recharge. « Ces derniers mois – a déclaré le numéro un de Renault – le nombre de présentations de voitures électriques par les constructeurs va plus vite que le développement des infrastructures. » Cette accélération risque de conduire à une situation déséquilibrée.  « Bientôt – a dit encore M. De Meo nous allons vendre beaucoup de voitures électriques, mais nous ne pourrons pas les recharger. Ce que je demande, c’est une accélération et nous devrons trouver toutes les solutions dans un écosystème, car ce sera un travail d’équipe ».

 

 


(image à la une : le logo Renault photographié par Sebastien Chiron sur Unsplash)

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