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Jean-francois CHEMAIN - Tarek Une chance pour la france

Jean-François Chemain: « Les programmes et les manuels scolaires ne font que mettre de l’huile sur le feu par des discours de repentance et de culpabilisation de l’Occident »

Jean-François Chemain, enseignant en ZEP pendant 10 ans et docteur en histoire est l’une des ces voix discordantes que l’on entend trop peu. Suite à l’exécution de Samuel Paty, Jean-François Chemain évoqué la place de l’éducation nationale et son syndrome du pas-de-vague, la formation du citoyen, inculquer l’amour de la France à ces jeunes en déshérence et la lutte contre le séparatisme. Un long entretien sans langue de bois.

Un livre déjà paru qui tombe à point nommé dans une nation attaquée de toute part. Comment définissez-vous ces « valeurs et ces repères de la France » ?
Le Petit manuel des valeurs et repères de la France paru en 2017 connaît aujourd’hui un réel regain d’actualité, avec les évènements tragiques que traverse la France. C’est pourquoi il intéresse beaucoup de gens qui ont l’idée, me disent certains, d’en faire des cadeaux de Noël pour leurs enfants, petits-enfants, filleuls… Ils ont raison, l’Éducation Nationale, et c’est hélas volontaire, ne permet plus de se « repérer » dans l’Histoire longue de notre pays pour en comprendre les ressorts.

 

« L’Éducation Nationale, et c’est hélas volontaire, ne permet plus de se « repérer » dans l’Histoire longue de notre pays pour en comprendre les ressorts »

 

Comment avez-vous appréhendé cet héritage fondamental avec Dimitri Casali ?
Nous sommes partis de cette idée que l’héritage français est en apparence contradictoire (République laïque d’un côté, France « fille aînée de l’Église » de l’autre), mais qu’il puise à la même source, à la même Histoire. C’est la fameuse phrase de Marc Bloch dans L’étrange défaite (1940) : « Il est deux catégories de Français qui ne comprendront jamais l’histoire de France : ceux qui refusent de vibrer au souvenir du sacre de Reims ; ceux qui lisent sans émotion le récit de la Fête de la Fédération ». Nous étions, Dimitri Casali et moi, assez complémentaires : lui « républicain patriote », moi plutôt « catholique et français toujours ».

 

Un hommage a été rendu à …

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