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Loi sur la sécurité globale : Beaucoup de craintes, de réactions et des manifestations prévues cette semaine

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Alors que c’est ce mardi que sera examinée la proposition de loi sur la « sécurité globale » à l’Assemblée. Le texte vise à interdire la diffusion d’images permettant d’identifier les forces de l’ordre.

Plusieurs ONG et certains syndicats de journalistes déplorent une restriction de pouvoir filmer notamment dans les manifestations les gendarmes et les policiers.

Le texte qui sera présenté devant les députés prévoit un an de prison et de 45000 d’amende le fait de diffuser « l’image du visage ou tout autre élément d’identification » d’un policier ou d’un gendarme en intervention, dans le but de porter atteinte à son « intégrité physique ou psychique« .

Ainsi, ils sont nombreux ce qui s’inquiètent d’une atteinte à la liberté d’expression et pour la presse, une atteinte au droit d’informer. Il est également question dans ce texte de développer lees caméras-piéton et autorisé la surveillance par drone.

Lire le texte de l a proposition de loi nº 3452 relative à la sécurité globale sur le site de l’Assemblée nationale

Amnesty International dénonce notamment sur son site : « Nous déplorons que cette proposition de loi soit examinée en procédure accélérée, alors qu’aucune urgence ne justifie ce choix. Cela a déjà été le cas ces dernières années pour plusieurs lois ayant un fort impact sur les droits humains (loi renseignement, loi SILT, loi dite « anti-casseurs »). Cette procédure restreint de facto leur examen approfondi et l’information éclairée de la société. Nous regrettons que ce texte ne fasse pas exception à la règle (…) C’est d’autant plus préoccupant que cette proposition de loi prévoit des entraves majeures à la possibilité, essentielle dans un état de droit, de filmer et diffuser des images des forces de l’ordre, alors que ces dernières années, de nombreuses vidéos prises par des journalistes ou de simples citoyens ont permis de rendre publics des cas de violations des droits humains. Nous estimons que cette proposition de loi conduirait la France à ne pas être en conformité avec ses engagements internationaux en matière de droits humains. »

Suite à l’étude de ce texte devant l’Assemblée nationale, de nombreuses réactions très contrastées fleurissent sur les réseaux sociaux :

Ainsi, des manifestations et des rassemblements sont prévus ce mardi pour dénoncer ce projet de loi.

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