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(Vidéo) Le professeur Raoult qualifie de « foireuse » la recherche défavorable à l’usage de la chloroquine

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L’infectiologue marseillais a contesté une étude parue sur la revue médicale « The Lancet », dont la publication a fait réagir aussi le ministre français de la Santé, Olivier Veran.

Le professeur Didier Raoult a défini comme « foireuse » la recherche publiée dans la revue de médecine The Lancet, le 22 mai 2020. Selon cette étude, l’utilisation de la chloroquine et son dérivé l’hydroxychloroquine, ne seraient pas efficaces pour lutter contre le Covid-19 chez les malades. La recherche déconseille de prescrire les deux molécules en dehors des essais cliniques.

Après la parution de l’étude, le professeur marseillais s’est d’abord demandé « comment voulez-vous qu’une étude foireuse faite avec les Big data change ce que nous nous avons sur les électrocardiogrammes ? » « Ici –  a continué le professeur Raoult – on en a fait 10 000 chez les malades, qui ont tous été vus par l’équipe d’un professeur de rythmologie, c’est-à-dire un cardiologue spécialisé dans l’analyse électrique du cœur »

Ensuite, l’infectiologue de Marseille a déclaré : « je ne vais pas changer d’avis parce qu’il y a une publication qui raconte autre chose, quel que soit le journal dans lequel il passe ».

Après la publication de la recherche dans The Lancet, le ministre de la Santé, Olivier Véran, avait annoncé sur Twitter qu’il avait saisi le Haut Conseil de la santé publique « pour qu’il l’analyse et me propose sous 48h une révision des règles dérogatoires de prescription ».

A noter aussi que d’autres représentants politiques avaient changé d’avis sur la chloroquine, après la publication de la revue médicale. Par exemple, l’ex-candidate à la Présidence de la République, Ségolène Royale, a effacé discrètement un tweet de soutien à l’usage de la molécule devenue désormais un sujet politique.

Peu après la publication de la revue médicale l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a suspendu temporairement les essais cliniques avec l’hydroxychloroquine. Mardi 26 mai, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a annoncé qu’elle « souhaite suspendre » les essais cliniques avec le même médicament.

Il y a quelques semaines, une étude qui portait sur l’augmentation de cas de la maladie de Kawasaki chez les enfants touchés par le Covid-19, avait été également publiée dans The Lancet. Cette recherche avait été réalisée par le chef du service de pédiatrie de l’hôpital de Bergame, que Putsch avait interviewé au début du mois de mai.

 


(photo à la une : capture d’écran de la chaine YouTube de IHU Méditerranée)

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