fbpx

L’alerte de journalistes français à Rome : « La France doit tirer les leçons de l’expérience italienne du Coronavirus »

par

Une trentaine de correspondants de presse, français et francophones, basés en Italie ont signé une tribune dans « Libération » pour solliciter une réaction rapide et massive des autorités de Paris et européennes face à la crise de Coronavirus. Leur message est clair : « Hors d’Italie aussi, il n’y a plus de temps à perdre ».

Le coronavirus a figé l’Italie dans une quarantaine nationale qui ressemble à un état de guerre. A Paris et dans les autres capitales européennes, les gouvernement commencent timidement à prendre des mesures de restriction concernant la circulation des citoyens. Pendant ce temps, les journalistes de langue française basés à Rome tirent la sonnette d’alarme avec une lettre publiée par le quotidien Libération.

Les correspondants de la presse francophone partent du constat de la « progression fulgurante de la maladie ». Un constat qui se base sur les « témoignages du personnel de santé italien. Beaucoup nous font part de la situation tragique dans les hôpitaux, les services de thérapie intensive saturés, le triage des patients, ceux – les plus faibles – que l’on sacrifie faute de respirateurs artificiels suffisants ».

Les signataires de la tribune estiment que c’est de leur « responsabilité d’adresser un message aux autorités publiques françaises et européennes pour qu’elles prennent enfin la mesure du danger ». Ces journalistes basés en italie insiste sur le fait  que le « décalage spectaculaire entre la situation à laquelle nous assistons quotidiennement dans la péninsule et le manque de préparation de l’opinion publique française à un scénario, admis par l’énorme majorité des experts scientifiques, de propagation importante, si ce n’est massive, du coronavirus ».

« Nous estimons qu’il est de notre devoir de sensibiliser la population française » écrivent encore ces journalistes basés à Rome.  De plus, ils rappellent que nous sommes tous exposés aux complications que cette maladie peut provoquer dans l’organisme humain. Ainsi les correspondants francophones soulignent que les jeunes aussi sont en danger : « L’Italie – continuent – commence à avoir des cas critiques relevant de la réanimation dans la tranche d’âge 40-45 ans. Le cas le plus éclatant est celui de Mattia, 38 ans, sportif et pourtant à peine sorti de dix-huit jours de thérapie intensive. Il est le premier cas de Codogno, fin février, au cœur de la zone rouge dans le sud de la Lombardie ».

En conclusion de la tribune, les représentants des médias français à Rome dénoncent que « certains Français n’ont pas conscience qu’en cas de pathologie grave, autre que le coronavirus, ils ne seront pas pris en charge correctement faute de places, comme c’est le cas en Italie depuis plusieurs jours ».

Il est intéressant de noter que ces professionnels de la presse française et francophone, n’attribuent pas l’explosion de cette crise à une présumée impréparation du système sanitaire italien. Au contraire ils soulignent que « le système sanitaire impacté aujourd’hui est celui du Nord, soit le meilleur d’Italie, un des meilleurs en Europe ». Les auteurs de la tribune n’affirment pas non plus que les mesures prises par l’Italie ne sont pas efficaces comme l’a fait il y a deux jours la porte-parole du gouvernement français, Sibeth Ndiaye.

L’alarme lancée par les correspondants francophones à Rome, confirme les alertes relayées depuis plusieurs jours sur Putsch. Ils rappellent aussi l’importance du travail des organes de presse, en particulier dans des situations de crise comme celle-ci.


 

Laissez votre commentaire

Il vous reste

0 article à lire

M'abonner à