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Club de la presse Occitanie : « Lorsqu’un(e) journaliste est agressé·e, c’est la démocratie qui est en danger »

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Le Club de la presse Occitanie nous a transmis ce communiqué que nous publions dans son intégralité

Le Club de la presse Occitanie soutient Guillaume Bernard.

Interpellé le 12 octobre alors qu’il couvrait des manifestations de Gilets jaunes à Toulouse, gardé à vue plus de 24 heures, puis convoqué au tribunal le 18 octobre, Guillaume Bernard, journaliste de Rapports de force, Sans transition Occitanie et Ecomnews, a demandé un report de son audience en correctionnelle, en respect du délai minimum de 10 jours entre le jour où la citation est délivrée et le jour de la comparution devant le tribunal.

« Une fois encore, nous déplorons les méthodes utilisées pour intimider les journalistes et entraver la liberté de la presse qui se répètent de façon systématique »

 

Arrêté dans un premier temps pour « jets de projectile », cette accusation n’a pas pu être maintenue. Ce confrère déplore de n’avoir pas pu travailler : « Très vite après mon arrivée, j’ai du me réfugier avec d’autres personnes dans une franchise de restauration rapide jusqu’à ce que le gérant nous demande de sortir. A partir de là, j’ai tenté de quitter la manifestation devant la violence des charges des forces de l’ordre mais j’ai été bloqué par des cordons puis interpellé. Je n’ai pas pu observer la situation plus d’une quinzaine de minutes!»
Sa prochaine convocation au tribunal est fixée au 15 novembre à 8h30 au motif de « rébellion ». Le Club de la presse Occitanie relaiera les décisions prises par les organisations professionnelles pour le soutenir.
Une fois encore, nous déplorons les méthodes utilisées pour intimider les journalistes et entraver la liberté de la presse qui se répètent de façon systématique.

 

« Nous tenons vraiment à exprimer notre inquiétude devant la multiplication des actes hostiles à la profession dans l’exercice de son travail »

 

Nous adressons tout notre soutien à notre confrère, Guillaume Bernard. De plus, le Club de la presse Occitanie tient à rappeler qu’il ne peut en aucun cas être fait de distinction entre un journaliste pigiste (salarié·e dans plusieurs médias) et un journaliste salarié dans un seul média. Leurs droits et leurs devoirs restent les mêmes.
Nous tenons vraiment à exprimer notre inquiétude devant la multiplication des actes hostiles à la profession dans l’exercice de son travail.
L’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen fait de la liberté de la presse l’un des piliers de notre démocratie.
Lorsqu’une journaliste est agressé·e, c’est la démocratie qui est en danger.

Le Club de la presse Occitanie

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