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André Bercoff : «Emmanuel Macron a semé la peur élitaire et en a récolté une tempête jaune »

André Bercoff occupe depuis plusieurs années maintenant le carré des intellectuels aux voix discordantes. Journaliste, écrivain, éditeur ou animateur télé, il prend position avec force et vigueur sur des grands sujets sociétaux et politiques. Cette fois-ci, 6 mois après le début du mouvement des Gilets Jaunes et à quelques jours des élections européennes, André Bercoff a accordé un grand entretien à Putsch pour nous parler du retour du peuple. Un Bercoff (comme toujours) abrupt et décapant !

André Bercoff, entrons dans le vif du sujet sans tarder. Qu’est-ce que vous inspire le terme populisme ? 
Qui veut dissoudre le peuple l’accuse de populisme. Mais ce n’est pas par hasard que ces deux mots appartiennent à la même famille. Le populisme est un ras-le-bol à grande échelle, résultat d’un dénigrement et d’un déni, pendant des années, de la volonté des peuples. Il arrive aux gouvernements de porter les œillères de l’économie, de la mondialisation insidieuse et qui mine les fondements des identités, du capitalisme de connivence, etc. L’on fustige « la lèpre populiste » et le « danger nationaliste ». Rappelons le discours d’Emmanuel Macron à Quimper en juin 2018. Il avait alors déclaré la guerre en introduisant dans son discours politique l’expression « lèpre populiste ». Il a semé la peur élitaire et en a récolté une tempête jaune. Le populisme est donc la voix des peuples qui n’arrivent plus à se faire entendre.

 

« Emmanuel Macron a semé la peur élitaire et en a récolté une tempête jaune. Le populisme est donc la voix des peuples qui n’arrivent plus à se faire entendre »

 

Dans une tribune récente publiée dans Putsch, Michel Maffesoli écrivait ceci : « N’est-ce pas l’automimétisme qui caractérise le débat national ou pas que propose le pouvoir ? Automimétisme que l’on retrouve dans les ébats indécents, quasiment pornographiques dans lesquels ce pouvoir se donne en spectacle. Pour utiliser un terme de Platon, on est en pleine théatrocratie». Adhérez-vous à cette analyse de Michel Maffesoli ?
J’y adhère d’autant plus que Michel Maffesoli fustige comme moi les bavards qui jettent de la poudre aux yeux à coups de débats sur des plateaux de télévision, d’articles bien-pensants et même d’illusionnisme généré par les miroirs aux alouettes qu’ils implantent partout et …

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