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Jean-Michel Carré : « Les principaux cyniques sont surtout des hommes d’affaires, des financiers, des lobbys et tous ceux qui transforment nos démocraties en oligarchies »

Jean-Michel Carré a réalisé un documentaire édifiant sur le dérèglement climatique et la façon dont sont gérés les intérêts des Nations avant, pendant et après les différentes Cop qui se déroulent dans les capitales du monde. En montrant les avancées notables de la Cop21, le réalisateur démontre aussi le cynisme de la mondialisation en matière de gestion de notre emprunte climatique. Au travers de 5 questions à la une de Putsch, Jean-Michel Carré se livre sans concession.

Dans « 2 degrés, les dessous de la guerre climatique » diffusé sur France 5, vous revenez sans concession sur l’histoire, les enjeux et les coulisses de la Cop21 – Conférence de Paris de 2015 sur les changements climatiques. Laurent Fabius témoigne des difficultés rencontrées pour trouver un accord acceptable par toutes les délégations présentes. En parallèle, vous montrez les contradictions politiques – et géopolitiques – qui existent : entre intérêt pour l’Humanité et intérêts financiers, entre rapports alarmants du GIEC et climato-sceptiques, entre sociétés sponsorisant la Cop21 et polluant dans le même temps la planète. On finit même par se demander si vous ne dénoncez pas plus une « guerre commerciale » qu’une « guerre climatique ». Avez-vous eu l’impression que le seul gagnant de cette guerre était – pour l’instant – le cynisme ?

Tout d’abord, dans la plupart de mes derniers films, même lorsqu’ils ne touchaient pas spécifiquement des questions géopolitiques, je me suis senti obligé de recourir systématiquement à l’Histoire. Simplement parce que l’Histoire nous permet de comprendre le présent et de percevoir avec plus de pertinence le futur. Dans ce film « 2 degrés, les dessous de la guerre climatique », c’était même le point de départ, tout en étant une histoire récente. La COP 21 reste la seule COP ayant abouti à un succès, au moins diplomatique et cela nécessitait, de fait, une explication, pour sa « réussite » même si elle restait fragile et n’était que le début d’un combat indispensable à notre vie future sur terre. Je n’ai pu faire l’économie de revenir sur quelques COP précédentes mais essentielles, ne serait-ce parfois que par leur échec, la COP de Paris étant déjà la 21ème !
Face à l’incompétence de nombreux politiques, la radicalité parfois mal orientée de certaines ONG et la méconnaissance de la plupart …

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