Gaspard Gantzer : « Il n’est pas né le Président de la République qui consultera les Français sur des thématiques européennes »

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Après avoir été « conseiller chargé des relations avec la presse, chef du pôle communication, à la présidence de la République » sous le mandat de François Hollande, Gaspard Gantzer a « repris sa liberté » comme il aime à le dire. Il a fondé « 2017 », une agence de communication avec 2 associés. Dans un large entretien qu’il nous a accordés, Gaspard Gantzer évoque la défaite du Parti Socialiste, la montée de l’euroscepticisme, sa confiance dans les instituions européennes, le rôle du Chef de l’Etat sous la Vème République et enfin son ambition personnelle pour les prochaines élections municipales à la Mairie de Paris.

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Propos recueillis par Matteo Ghisalberti & Nicolas Vidal

Vous avez fréquenté les arcanes du pouvoir. Quel est votre sentiment sur le Brexit et plus récemment sur le résultat des élections italiennes ? Pensez-vous, Gaspard Gantzer, que la classe politique s’est éloignée des peuples et qu’un fossé est en train de se creuser ?
Ce qui ressort, c’est que nous sommes en pleine mutation de nos démocraties, pour le meilleur mais aussi pour le plus inquiétant. Le meilleur pourquoi ? Parce qu’on sent un besoin de renouvellement, une envie de faire de la politique autrement qui s’incarne de façon différente.
On l’a vu en France avec Emmanuel Macron. On l’a vu aussi en Italie, il y a quelques années, avec l’élection de Matteo Renzi. Mais on l’a vu en Grèce avec Alexis Tsipras ainsi qu’en Espagne avec « Podémos » et «Ciutadanos», mais aussi de façon plus dure avec le Brexit ainsi que la victoire des extrêmes en Italie.
Donc je ne dirais pas que la classe politique et le peuple s’éloignent, parce que quand le Brexit l’emporte, il est poussé par une partie de la classe politique. Pour moi, le Mouvement 5 Étoiles et la Ligue, ont aussi des dirigeants politiques. Ils sont populistes, mais ils restent des dirigeants politiques. Il faut toujours se méfier des dirigeants qui disent un peu trop facilement qu’ils sont du côté du peuple. En général, ils défendent aussi des intérêts qui peuvent leur être propres. Y compris quand ils sont populistes.

En terme de clivages sur l’échiquier européen, vous diriez qu’il y a les ultra-libéraux d’un côté et de l’autre les souverainistes ? Ou reste-t-on plutôt sur une ligne de fracture classique droite-gauche ?
Le clivage traditionnel entre la droite et la gauche n’a pas disparu mais il a été complété par d’autres clivages politiques. Le clivage entre ceux qui sont pro-européens et ceux qui sont anti-européens, les libéraux et les interventionnistes, ainsi …

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