Joschi Guitton & Stéphane Guillot : « À Marrakech, il y a une vraie demande pour le livre »

A Dar Attakafa, la maison de la culture de Marrakech, Joschi Guitton et Stéphane Guillot nous racontent la belle aventure de ce festival qui s’est ouvert le 21 avril 2018 et se poursuit jusqu’à demain.

propos recueillis par

Par Emmanuelle de Boysson – Depuis Marrakech

Comment est né ce festival ?
Stéphane Guillot : Par des amis de l’île de Ré où nous vivons et où nous avons créé le Salon du Livre, L’île aux Livres. Nous allions déjà à Marrakech depuis longtemps. Ils nous ont fait rencontrer des gens et on s’est dit : pourquoi pas un festival du Livre ? C’est une fête nous laisse de la liberté. Nous faisons donc venir des auteurs mais aussi des calligraphes, des relieurs, des conteurs… Un festival du Livre gratuit avec des livres pour tous, grands et petits. De même, les conférences sont diversifiées. Comme je suis paysagiste, on a mis l’accent sur la nature. Lambert Wilson vient rendre hommage à Pierre Bergé à 18 h ce soir.

Avez-vous dû surmonter des difficultés pour organiser ce festival ?
Joschi Guitton : Pas du tout, car il y avait une vraie demande à Marrakech pour le livre. Nous avons eu beaucoup de soutien, dès le départ, autant par des associations marocaines que françaises.

Vos principaux soutiens ?
J. G. : La Fondation Majorelle grâce à Pierre Bergé qui a cru en notre projet immédiatement et qui le subventionne et également, Madison Cox, le directeur général de la Fondation Majorelle. Et Madame Élisabeth Bauchet-Bouhlal, la propriétaire et directrice de l’hôtel Es Saadi. Une femme qui nous aide et fait beaucoup pour la culture.

Beaucoup de lycéens sont là aujourd’hui. C’est votre projet de faire venir énormément de jeunes ?
S. G. : C’est le but, comme à l’île de Ré. Il faut faire aimer le livre. Cela commence par les enfants. Et on essaie qu’ils y trouvent un intérêt, un amusement. Le livre est un vecteur qui nous lie tous.
J. G. : Le Festival a lieu dans un centre culturel Dar Attakafa, qui se situe dans un quartier d’universités. Ce n’est pas un hasard : nous voulions un festival populaire, pour les jeunes.

Les projets de développement ?
S. G. : Qu’il y ait plus d’auteurs. Plus de soutien financier. On fait comme on peut, avec notre cœur. Ensemble. On essaie de prendre du plaisir et de s’amuser. Si on veut des bénévoles, il faut qu’on s’amuse !

Il y a beaucoup de bénévoles ?
S. G. : Une soixantaine. Des médecins de Marrakech, des étudiants en médecine, en Chambre de commerce, des lycéens.

Qui sont vos librairies partenaires de Marrakech ?
S. G. : Il y a deux grandes librairies qui nous aident : la librairie Chatr et une librairie arabophone, la librairie Affac. Ainsi que des éditeurs indiens qui viennent de Pondichéry. Et puis, plein de petits éditeurs. Le Livre a de l’avenir au Maroc. Il faut commencer par la jeunesse. Offrir des livres peu chers aux enfants. On remet des prix de poésie à des petits. Certains liront ici leurs poèmes.

Les temps forts du festival ?
S. G. et J. G. : La lectures ce soir des Lettres à Yves, de Pierre Bergé par Lambert Wilson. Nous remercions Madison Cox de nous soutenir. Il a accepté très vite. Un soutien permanent, bienveillant. Ici, dans ce centre culturel, on se sent libre ! Et c’est très agréable !

 

Festival du livre de Marrakech
3e édition, 21 et 22 avril 2018

Le site officiel du festival

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