Corentin Fohlen : « Il est temps d’arrêter la perfusion humanitaire qui pourrit Haïti »
Corentin Fohlen est photoreporter après avoir caressé l’idée de travailler dans la bande dessinée. C’est à Bruxelles que se déclenche sa passion pour la photo dont il va faire son métier. Après avoir couvert de nombreux conflits en tant que photoreporter, Corentin Fohlen découvre Haïti lors du séisme de 2010 dont il tombe éperdument amoureux. Aujourd’hui, il fait paraître un livre « qui est une création autant qu’un objet documentaire ». Corentin Fohlen a répondu aux questions de Putsch pour nous éclairer sur Haïti, un pays méconnu.
Corentin, qu’est ce qui vous a poussé dans les bras de la photographie ?
En pleine formation de dessinateur de bande dessinée, je découvre la photographie en classe dans un laboratoire noir et blanc de mon école bruxelloise. Je me découvre alors une autre passion, plus palpitante, plus vivante, plus ouverte sur le réel, moins dans l’imaginaire.
Et dans celui du photo journalisme ?
Je voulais » faire du Doisneau » – des scènes du quotidien en noir et blanc, tendres et nostalgiques. J’ai vite compris que cela n’avait pas de sens ni d’avenir. J’ai commencé à couvrir les manifestations sur Paris et je me suis pris d’intérêt pour l’actualité, le social et l’humain.
Vous avez couvert de très nombreux événements d’actualités nationales et internationales. Qu’est ce qui vous a plu dans le traitement de cette actualité?
C’est clairement le fait d’être plongé en première ligne dans la dure réalité de la condition humaine. Suivre le combat des hommes et des femmes qui luttent au quotidien.

Qu’est ce qui vous a le plus marqué pendant cette période ? Un événement, une image, une …
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