sandrine mini1

Sandrine Mini : « le théâtre est le lieu de l’émotion et du plaisir »

Partagez l'article !

Par Nicolas Vidal – Sandrine Mini est la nouvelle directrice de la Scène nationale de Sète nommée en mars dernier par Audrey Azoulay, Ministre de la Culture sous François Hollande. Dans cette cité insulaire empreinte d”une très forte identité, Sandrine Mini a déjà des axes de réflexions très aboutis sur le rapport du public au théâtre et aux identités multiples de la cité sétoise.

Partagez l'article !

Elle souhaite également que la jeunesse “pousse la porte” du majestueux théâtre Molière car il en va de la construction de l’individu par la scène. Entretien.

Sandrine Mini, vous avez été choisie parmi 70 candidats pour succéder à Yvon Tranchant. A quoi attribuez-vous cette nomination ?
En tout premier lieu à beaucoup de travail. Lorsque l’on prépare une candidature à une Scène Nationale il y a plusieurs étapes à franchir. La première, celle de la lettre de candidature, est à la fois simple et complexe car il faut en peu de mots convaincre le jury de vous donner votre chance de présenter un projet d’établissement. Puis une fois cette étape franchie, il faut élaborer en une vingtaine de pages ce que sera votre projet. Pour ce faire j’ai rencontré beaucoup de monde : les tutelles (Etat, Agglomération, Région et Département), les autres institutions culturelles, les compagnies… Je me suis proposée dans celui-ci de m’inscrire à la fois dans une continuité et un renouvellement des esthétiques. Et je crois que ce qui a fait la différence est à la fois une bonne perception du territoire et de ses enjeux et ma capacité à travailler en réseau avec l’ensemble des partenaires locaux.

Au regard de vos diverses expériences, autour de quels grands thèmes s’est constituée votre vision du Théâtre et des Arts Vivants ?
Le rapport aux publics et l’accessibilité des propositions artistiques est ce qui depuis toujours m’anime, tout d’abord à travers mon expérience dans les musées, où j’ai pu œuvrer en direction de tous les publics pour que la venue au musée ne soit plus réservée aux seuls « connaisseurs ». L’attention à l’autre, aux autres à travers la découverte de cultures différentes, puisque j’ai pu à travers mes différentes expériences travailler en lien avec la Corée, le Japon, les Etats-Unis, mais aussi les pays de l’Est et bien entendu l’Italie. Le dialogue interculturel a nourri …

Pour lire la suite et accéder en illimité aux articles de , profitez de notre offre de lancement

[Offre d'abonnement]

4,99€*

* Accès à tous les articles de par renouvellement mensuel
Abonnez-vous

Vous avez lu vos

0 articles offerts.

M'abonner à