Louvre Lens : la Mésopotamie, une civilisation oubliée

par

Par Ludivine Augé – Voltaire écrivait dans La Princesse de Babylone Tout vient d’Orient. Ces quelques mots prendront tout leur sens dans la prochaine exposition du Musée Louvre Lens « L’Histoire commence en Mésopotamie », du 2 novembre 2016 au 23 janvier 2017. (Visuel : Portrait posthume d’Alexandre le Grand, dit « Alexandre Guimet », Basse-Égypte, époque séleucide, vers 300 ou 170-160 avant J.-C., Marbre, Paris, musée du Louvre, © Musée du Louvre, dist. RMN-Grand Palais / Daniel Lebée / Carine Déambrosis Service presse / Musée Louvre Lens ; Service de presse /Musée du Louvre Lens)

Louvre Lens : les raisons d’une exposition sur la Mésopotamie

À l’heure où des destructions sont opérées au Moyen-Orient et touchent des bâtiments antiques à la richesse patrimoniale incontestée, le Louvre Lens s’oppose à ce vandalisme grâce à cette exposition. Elle s’inscrit dans la mission que François Hollande a confiée à Jean-Luc Martinez, le président du Louvre, en 2015 : « la protection des biens culturels en situation de conflit armé ». Le patrimoine mésopotamien en fait inexorablement partie.

Aujourd’hui située principalement sur l’Irak actuel, la Mésopotamie a longtemps été oubliée malgré ses 3000 ans d’histoire. Ce n’est qu’en 1842 que Paul-Émile Botta se lance dans la recherche archéologique de sa mémoire en grande partie perdue. Dès lors, elle passionne et nourrit la création dans tous les domaines, des beaux-arts à la littérature, de la musique pop/rock aux jeux vidéos et à la bande dessinée.

Louvre Lens : entre mythe et réalité

L’exposition tentera ainsi de percer les secrets de cette civilisation placée entre le Tigre et l’Euphrate, considérée aujourd’hui comme le berceau des civilisations gréco-romaines, judéo-chrétiennes, arabes et persanes. On lui doit en effet de nombreux héritages sur les plans urbains, institutionnels, politiques et administratifs. La culture occidentale, plus particulièrement, y puise certaines de ses bases bibliques dont l’Ancien Testament, le Déluge et la tour de Babel mais aussi la connaissance de personnages mythiques comme Sardanapale peint par Delacroix ou Gilgamesh aujourd’hui présent dans le célèbre jeu vidéo Final Fantasy.

400 objets, dont certains inédits, assureront la transmission de histoire (entre 12000 et 330 avant notre ère). Tous les sujets seront traités : son économie, sa religion omniprésente, ses premières dynasties, ses empires ainsi que son architecture. Son avant-gardisme sera aussi mis en avant. Elle est en effet à l’origine du premier système d’écriture, l’écriture cunéiforme (fin du IVe millénaire avant J.-C.) et elle a engendré et encouragé la création de l’irrigation, du tissage, de la roue et du vin.

Louvre Lens : accompagner l’exploration de cette terre lointaine

Afin de faciliter l’accessibilité à cette nouvelle exposition et à ses fonds uniques, différentes visites et de nombreuses activités seront proposées par le musée. Des spectacles variés seront organisés en parallèle comme le conte musical « L’épopée de Gilgamesh » les 25 et 26 novembre, l’opéra filmé Verdi : Nabuco le 11 décembre ou encore la lecture dessinée La romancière et l’archéologue. Enfin, des conférences permettront aussi de poser un regard nouveau sur l’écriture cunéiforme le samedi 12 novembre, sur l’oeuvre de la « Dame à l’écharpe » le jeudi 17 novembre ou encore sur la protection du patrimoine les 19 et 20 janvier.

Musée Louvre Lens
99, rue Paul Bert
62300 Lens
03 21 18 62 62
info@louvrelens.fr

www.louvrelens.fr

À lire aussi dans Art et expo :

Chambord : un château qui a traversé les siècles

Le Musée du Quai Branly : la cité culturelle fête ses 10 ans

Honoré de Balzac : un architecte d’intérieurs

Charles Camoin : Retrospective du peintre au musée Granet

Laissez votre commentaire

Il vous reste

4 articles à lire

M'abonner à