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Natalia Turine : « La fermeture du rideau de fer va donner des bons écrivains »

Par Romain Rougé – Natalia Turine est d’origine russe et a créé Louison Editions, maison entièrement dédiée à la littérature russe, « moderne indépendante et engagée ». Faire découvrir des auteurs libres et insoumis est son crédo. Elle nous parle sans concession de la Russie d’hier et d’aujourd’hui, ainsi que des privations de libertés qui […]

Par Romain Rougé – Natalia Turine est d’origine russe et a créé Louison Editions, maison entièrement dédiée à la littérature russe, « moderne indépendante et engagée ». Faire découvrir des auteurs libres et insoumis est son crédo. Elle nous parle sans concession de la Russie d’hier et d’aujourd’hui, ainsi que des privations de libertés qui ont motivées ses choix professionnels. Interview avec cette éditrice singulière qui n’a pas la langue dans sa poche.


Journaliste et photographe de profession, comment vous est venue l’idée de créer Louison Editions ?
La première raison, c’est l’ennui. Paris est une ville très bourgeoise avec un mode de vie qui est contre-indiqué à l’âme russe. Ici, tout est « comme il faut », même les contestations. Les gens sont propres, distingués, et ne comprennent pas de quoi vous parlez, comme des infirmières dans un asile de fou. Ensuite, créer une maison d’édition pour les écrivains russes était ma façon de prendre l’air.

Le nom Louison fait référence à l’instrument tranchant des peines capitales. Pourquoi avoir choisi un nom aussi évocateur ?
Parce qu’être écrivain veut dire être prêt à monter sur un échafaud. Sinon, il vaut mieux se taire. Aussi, je voulais plaire aux potentiels lecteurs de la littérature russe – les bourgeois catholiques qui portent sur le cou l’instrument de torture en or.

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